Marie Thérèse Abena Ondoa : L’autonomisation par la rigueur

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Au-delà du symbole, l’efficacité en marche

L’intervention de Marie Thérèse Abena Ondoa au Musée National marque un tournant dans la relation entre l’État et la jeunesse féminine. Face aux interrogations de la diaspora, notamment celles portées depuis l’Espagne par la jeune Suzanne Ndjom, la réponse du Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a été sans équivoque : l’autonomisation n’est plus une promesse lointaine, mais un arsenal opérationnel.

Un maillage territorial au service de l’action
Le déploiement des 126 Centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) à travers le triangle national constitue le socle de cette politique de proximité. Ces structures ne sont pas de simples bureaux administratifs ; elles sont des incubateurs de compétences. En offrant des formations qualifiantes et un encadrement technique rigoureux, le MINPROFF transforme le potentiel de milliers de jeunes filles en leviers de croissance économique. Ce bilan chiffré atteste d’une réalité : la jeune fille camerounaise devient une actrice majeure du développement national, conformément à la vision des Grandes Espérances du Chef de l’État.

La JIF 2026 : Le laboratoire de l’ordre républicain
Le lancement précoce des préparatifs de la Journée Internationale de la Femme (JIF) 2026 s’inscrit dans cette même quête d’excellence. En imposant des « dates couperets » dès le mois de janvier, Marie Thérèse Abena Ondoa s’attaque de front à l’informel et à la gestion de l’urgence.

Cette exigence de rigueur est un acte de gouvernance profonde. Elle impose le respect du temps comme premier capital du développement.

L’instauration d’une discipline vestimentaire et protocolaire stricte pour le défilé opère une rupture nécessaire. Il ne s’agit plus d’une simple parade populaire, mais d’une mise en scène de la dignité républicaine. En refusant le désordre, le ministère honore la cause féminine et projette l’image d’une nation qui s’estime et s’organise.

Vers une responsabilité partagée
La réussite de cette dynamique repose désormais sur un engagement collectif. Associations, entreprises et société civile sont appelées à voir dans le pagne officiel et le défilé bien plus que du folklore : ce sont les vecteurs d’un message de cohésion sociale.

Si la JIF 2026 parvient à conjuguer l’éclat de la célébration avec la précision d’une horlogerie administrative, elle confirmera la maturité d’une société camerounaise en marche, où l’émancipation se construit dans la discipline et l’action concrète.

GAËL TSALA NKOLO