L’Équation Gagnante de Goura Beladji pour la Métropole du Nord : Quand les Chiffres Font Taire les Rumeurs

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L’heure est au bilan offensif pour la Communauté Urbaine de Garoua. Loin des spéculations partisanes, le plan d’investissement pour l’exercice 2026 marque un tournant structurel. En misant sur la solvabilité propre de la municipalité et un rééquilibrage territorial inédit, le Dr du développement urbain,Monsieur Goura Beladji apporte un démenti formel à ses contradicteurs. Une stratégie qui conjugue assainissement des comptes et ambition urbanistique de premier plan. Derrière la sérénité affichée se cache une implacable machine à transformer la ville. Avec un budget d’investissement dépassant les 6,6 milliards de FCFA, l’édile de Garoua transforme les contestations en fondations solides. Cette audace, articulée autour de l’indépendance financière et de la dignité infrastructurelle, projette la capitale régionale vers un statut de pôle d’excellence, rendant caduque toute velléité de dénigrement.

Dans les arcanes de la décentralisation camerounaise, il est des chiffres qui parlent plus haut que les polémiques. En rendant publics les détails du Plan d’Investissement Annuel (PIA) de la Communauté Urbaine de Garoua (CUG), Goura Beladji ne s’est pas contenté de dresser un bilan comptable lors de la 18ème session ordinaire consacrée aux comptes de gestion et administratif. Il a méthodiquement déconstruit le narratif de l’immobilisme pour imposer celui de la performance.

L’équité territoriale comme boussole

Longtemps perçue comme le parent pauvre des investissements urbains, la commune d’arrondissement de Garoua 3ème connaît aujourd’hui une révolution budgétaire. « Nous sommes partis de 50 millions à plus de 300 millions de FCFA investis dans cet arrondissement », a martelé le Maire. Ce rééquilibrage n’est pas qu’une question de chiffres ; c’est un acte politique fort visant à recoudre le tissu urbain et à offrir la même dignité infrastructurelle à tous les administrés, quel que soit leur quartier.

Le pari de l’autonomie : s’affranchir de la dépendance

Le génie de la méthode Beladji réside sans doute dans son pragmatisme financier. Face aux retards chroniques des Centimes Additionnels Communaux (CAC), l’édile a érigé l’autonomisation en “cheval de bataille”. La stratégie est claire : multiplier les équipements marchands pour générer des recettes propres.

L’exemple de la Société de Transport de Garoua (STG) est, à cet égard, symptomatique. Autrefois “goulot d’étranglement” budgétaire, la STG a été mutée en société d’économie mixte. Ce « bébé » de la municipalité, désormais autonome, appelle aujourd’hui le soutien de l’État et des maires d’arrondissement pour grandir, libérant ainsi les ressources de la CUG pour des investissements directs.

Une ville en chantier : 6,6 milliards pour changer de visage

Le catalogue des projets pour 2026 est un véritable inventaire à la Prévert de la modernité. Sur une enveloppe globale de 6 608 577 506 FCFA, la voirie se taille la part du lion. De la réhabilitation de l’axe Carrefour Barmari-Katarko (148 millions) à l’aménagement complexe du Boulevard Lamido Ayatou (67 millions), chaque kilomètre de bitume ou de pavé est pensé pour fluidifier les échanges.

Mais l’ambition ne s’arrête pas au goudron. Le projet prévoit :

L’audace architecturale : Avec la construction d’un immeuble R+7 sur le site de l’ancienne recette municipale et l’achèvement de la salle de conférence internationale, un édifice resté en friche pendant des lustres.

Le social et l’éducatif : 145 millions dédiés au centre de formation professionnel aux métiers de la ville et l’aménagement du cimetière de Wantoumi (100 millions).

L’innovation SPORCAP : En partenariat avec l’AFD, trois complexes sportifs de haut niveau sortiront de terre à Djamboutou, Poukouloukou et Sangéré Paul, pour un montant global frôlant le milliard de FCFA.

L’eau et la lumière : les services de base réinventés
Pour pallier l’inefficacité de certains réseaux existants, le Maire opte pour l’autonomie technique. Douze forages solaires viendront alimenter les kiosques à eau, garantissant une desserte permanente. Côté éclairage, ce sont 60 millions investis annuellement, complétés par des dotations spéciales pour le solaire, afin que Garoua ne s’éteigne jamais.

La fin des « on-dit »

Au regard de ce déploiement de moyens, les critiques sur la capacité de Goura Beladji à transformer la cité des berges de la Bénoué semblent désormais appartenir au passé. En articulant intelligemment les fonds propres, le Budget d’Investissement Public (BIP) et les financements internationaux (C2D/AFD), le Maire de la ville dessine les contours d’un “paradis septentrional” qui n’est plus un slogan, mais une réalité en construction. À Garoua, le temps de la parole a définitivement cédé la place au temps de l’action.

GAËL TSALA NKOLO