Enseignement Supérieur au Cameroun : Jacques Fame Ndongo fixe le cap pour 2026, l’Université de Ngaoundéré en première ligne

0
1075

La Commission de Coordination Universitaire (CCU), tenue ce 11 septembre 2025 à Yaoundé, a tracé les lignes directrices de la rentrée académique 2025-2026. Sous l’égide du Ministre d’État, le Pr Jacques Fame Ndongo, les discussions ont mis en lumière les grands chantiers de la réforme universitaire, avec un focus sur la digitalisation et la performance. L’Université de Ngaoundéré, dirigée par le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, se distingue déjà par ses initiatives concrètes, s’imposant comme un modèle de proactivité.

Une feuille de route stratégique pour la modernisation

La session de la Commission de Coordination Universitaire, qui a réuni l’ensemble des recteurs et vice-chancellors des universités d’État, n’était pas une simple formalité de rentrée. Présidée par le Pr Jacques Fame Ndongo, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Chancelier des Ordres Académiques, elle a servi de cadre pour accélérer la mise en œuvre de la Loi d’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023.

Quatre points cardinaux étaient à l’ordre du jour, témoignant d’une volonté de transformation profonde du système :

  • L’application de la loi de 2023 : Accélérer la publication des décrets pour ancrer la réforme dans la réalité.
  • La valeur du diplôme : Standardiser et renforcer la crédibilité des parchemins universitaires nationaux.
  • L’optimisation des cycles Master et Doctorat : Améliorer la qualité de la recherche et de la formation de haut niveau, moteurs de l’innovation.
  • La préparation de la rentrée 2025-2026 : Assurer une transition fluide vers la nouvelle année, notamment via le numérique.
  • Ces axes stratégiques visent à rendre l’université camerounaise plus performante, plus lisible et mieux connectée aux standards internationaux.

L’Université de Ngaoundéré : L’exemple par l’action

Alors que le ministère fixe la vision, certaines institutions prennent déjà les devants. La participation du Recteur de l’Université de Ngaoundéré, le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, a été particulièrement remarquée. Loin de se contenter de prendre note, il a présenté des avancées significatives qui répondent directement aux directives ministérielles.

La digitalisation au service des étudiants

Sur la question cruciale des préparatifs de la rentrée, le Recteur a confirmé que son institution était fin prête pour un processus d’inscriptions et de pré-inscriptions entièrement en ligne. Cette assurance s’appuie sur une visite d’inspection du Centre de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (CDTIC) effectuée un mois plus tôt, garantissant la robustesse et la fiabilité du système. Cette démarche proactive simplifie non seulement la vie des étudiants, mais s’inscrit aussi parfaitement dans la politique de modernisation prônée par le gouvernement.

Une communication renforcée par un partenariat d’excellence

L’autre point saillant concerne le rayonnement de l’université. Grâce au leadership du Pr Mamoudou Abdoulmoumini, la Radio Campus de l’Université de Ngaoundéré a franchi un nouveau palier. Un partenariat stratégique noué avec le géant mondial Radio France Internationale (RFI) a permis, le 7 juillet 2025, de doter la radio universitaire d’un lot important de matériels de dernière génération.

Cet investissement n’est pas anodin : il vise à transformer la radio en un puissant vecteur de visibilité institutionnelle, capable de diffuser le savoir, de valoriser la recherche et de promouvoir l’image de l’université bien au-delà de son campus. C’est une réponse directe et intelligente à l’exigence d’une meilleure communication et d’un rayonnement accru des établissements d’enseignement supérieur.

La CCU du 11 septembre a défini un agenda ambitieux pour l’université camerounaise de demain. L’exemple de l’Université de Ngaoundéré démontre que la réussite de cette vision repose sur l’anticipation et l’action concrète de ses dirigeants. La modernisation est en marche, et elle passe indéniablement par le numérique et une communication stratégique.

GAËL TSALA NKOLO