Excellence académique : L’Université de Ngaoundéré s’arrime aux standards du CAMES

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Le Recteur de l’Université de Ngaoundéré, le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, a pris part le 5 janvier dernier à un atelier de haut niveau sur le renforcement des capacités des commissions institutionnelles. Présidée par le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, cette rencontre marque un tournant dans la préparation des candidats camerounais aux concours d’agrégation et aux programmes du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur.

L’enseignement supérieur camerounais peaufine sa stratégie de conquête sur l’échiquier continental. Le lundi 5 janvier 2026, le Centre National de Supervision du RIC et du Développement du Numérique Universitaire a servi de cadre à un atelier stratégique dédié aux commissions institutionnelles des universités d’État. Au cœur des échanges : l’optimisation des performances des enseignants-chercheurs camerounais face aux exigences du CAMES.

Un partenariat historique et fécond

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a rappelé l’ancrage profond du Cameroun au sein du CAMES depuis sa création en 1968. Fidèle à sa réputation de « pays des talents », le Cameroun s’illustre régulièrement par la qualité de ses candidats dans les concours d’agrégation (Droit, Économie, Médecine, Pharmacie, Médecine Vétérinaire).

Toutefois, pour maintenir ce rang d’excellence, le Chancelier des Ordres Académiques a exhorté les Recteurs et les experts présents à faire preuve de « méthode, de rigueur et de rationalité ». L’objectif est clair : zéro défaut dans la constitution des dossiers pour maximiser les taux de réussite.

Trois résolutions majeures pour 2026

Sous la modération du Ministre d’État et en présence du Secrétaire Général du CAMES, les travaux ont débouché sur des décisions structurelles visant à professionnaliser le suivi des carrières :

Localisation de l’accompagnement : La création d’une Commission institutionnelle locale au sein de chaque université d’État, dont l’Université de Ngaoundéré, pour un suivi de proximité des candidats.

Coordination nationale : La mise en place d’une Commission institutionnelle nationale au sein du MINESUP pour harmoniser les critères.

Cadre normatif : L’élaboration urgente d’un texte réglementaire définissant les prérogatives et le fonctionnement de ces nouveaux organes.

    Le rayonnement de l’Université de Ngaoundéré en ligne de mire

    Pour le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, la participation de l’Université de Ngaoundéré (UN) à ces assises est capitale. Alors que l’institution vient de valider un budget ambitieux, l’alignement sur les standards internationaux du CAMES renforce la crédibilité des diplômes et des chercheurs de “l’Université-Château”.

    La présence des plus hauts responsables du CAMES à Yaoundé témoigne de la vitalité de la diplomatie scientifique camerounaise. Pour les enseignants de l’UN, cette nouvelle organisation promet une meilleure préparation aux grades académiques, garantissant ainsi un rayonnement plus éclatant de l’institution au niveau panafricain.

    GAËL TSALA NKOLO