FEICOM : Le mentorat et l’équité au cœur de la 41e Journée internationale de la femme

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Au-delà des célébrations protocolaires de la Journée internationale des droits des femmes, le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunal (FEICOM) a choisi de placer l’édition 2026 sous le signe de la transmission intergénérationnelle et de l’efficacité opérationnelle.

La clôture de la 41e édition de la Journée internationale des droits des femmes (JIF) au siège du FEICOM n’a pas dérogé à la règle de la solennité. Cependant, derrière la convivialité des retrouvailles après le défilé sur le Boulevard du 20 mai, l’institution a surtout dévoilé une stratégie managériale axée sur la pérennité de son capital humain.

L’émergence par la transmission : le pari du marrainage

L’un des temps forts de cette édition a été le lancement officiel du programme de marrainage professionnel. Sous le thème « Inspirer aujourd’hui, accompagner demain : trajectoires partagées », cette initiative vise à pérenniser le transfert de compétences et à renforcer les liens intergénérationnels entre les collaboratrices seniors et juniors. Pour Mélanie Noah, Sous-directeur du développement du capital humain, l’enjeu est double : assurer la relève face aux départs à la retraite et ancrer la culture d’entreprise chez les employées ayant moins de cinq ans d’ancienneté. Ce mentorat, basé sur le volontariat et évalué à mi-parcours, s’inscrit dans une volonté de ne pas progresser « en rangs dispersés », mais autour de valeurs communes de performance. Sous l’impulsion de la Direction générale, ce dispositif vise à instaurer un pont structuré entre les cadres expérimentées et les nouvelles recrues.

Épanouissement et reconnaissance

Suzanne Ngane, coordinatrice de l’événement, a exprimé sa gratitude envers la Direction Générale pour les ressources mobilisées. Elle a souligné que ces moments de sensibilisation et de détente sont essentiels pour la santé au travail et la solidarité féminine.

Vers une parité de compétences

Le Directeur Général, Philippe Camille Akoa, a profité de cette tribune pour dresser un état des lieux de la représentativité féminine au sein de l’organisme. Si les femmes constituent actuellement 40 % des effectifs, l’objectif affiché est d’atteindre une parité parfaite de 50 %.

Toutefois, pour le top management, cette quête d’égalité dépasse la simple comptabilité comptable. Elle s’incarne dans les faits :

Gouvernance : Une présence exclusive de femmes dans l’entourage immédiat du Directeur Général.

Ingénierie sociale : L’adaptation des investissements aux réalités du terrain, notamment par le remplacement des pompes à motricité humaine par des réseaux d’adduction d’eau pour alléger la corvée d’eau, ou l’aménagement de mobilier scolaire spécifique pour le confort des jeunes filles.

Une mobilisation multisectorielle

La semaine d’activités, coordonnée par Suzanne Ngane, a allié réflexion intellectuelle, actions sociales — notamment des dons en milieu hospitalier — et rencontres sportives, à l’instar du match de handball contre le Bureau national de l’état civil (BUNEC). Ces initiatives, déportées également dans les agences régionales et marquées par des visites mémorielles à Sangmelima, visent à renforcer la cohésion interne.

En rappelant que le développement local ne peut se construire sans une autonomisation réelle des femmes, le FEICOM réaffirme son ambition : transformer les collectivités territoriales décentralisées (CTD) en espaces de bien-être, portés par une expertise féminine reconnue et valorisée.

GAËL TSALA NKOLO