Les élections de la Ligue départementale de football de la Bénoué se sont déroulées dans un climat de transparence et de sérénité, marquant une volonté de renouveau et de développement du football local. Pendant ce temps, l’ombre d’une contestation plus large plane sur l’Assemblée Générale de la Ligue Régionale, soulevant des questions sur la gouvernance actuelle du football camerounais.

Un nouveau souffle pour le football dans la Bénoué
L’élection des nouveaux dirigeants de la Ligue départementale de la Bénoué a été saluée par l’ensemble des acteurs. Halilou Sardaouna, ancien joueur de l’Étoile Filante de Garoua, a été élu président. Dans ses premières déclarations, il a mis l’accent sur le travail collaboratif et l’amélioration des infrastructures. « Nous allons travailler avec tout le monde pour améliorer le football dans notre département, notamment le problème des stades », a-t-il déclaré, soulignant l’objectif de se battre pour des terrains de jeu appropriés.

Il sera accompagné dans sa mission par Ousseini Touré Maïkanti, deuxième vice-président, dont la motivation première est d’accompagner les jeunes. Il a salué la transparence du processus électoral et appelé à l’unité pour faire progresser le football local. Un autre acteur clé, Hamadou, élu délégué, a exprimé sa fierté d’accompagner les jeunes footballeurs de la région, insistant sur son engagement à les soutenir.
Cette élection réussie met en lumière une dynamique positive à l’échelle départementale, où les nouveaux élus semblent déterminés à résoudre les problèmes concrets et à se concentrer sur le développement de la base.
La contestation monte face à la Fecafoot

Alors que la Bénoué s’organise, une autre scène se joue devant le lieu de l’Assemblée Générale élective de la Ligue Régionale. Plusieurs clubs de la région du Nord ont manifesté pour exprimer leur mécontentement face à la gestion de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), dirigée par Samuel Eto’o.
Les manifestants dénoncent un manque de transparence, notamment dans la distribution des ressources, et estiment que certaines structures locales sont négligées. Cette action soulève des tensions et des doutes sur l’unité du football régional, et pourrait potentiellement perturber le déroulement de l’élection.

Les observations sur les pancartes des manifestants ont alimenté la controverse. Plusieurs voix ont soulevé le fait que toutes les banderoles semblaient avoir été écrites par la même personne, suggérant une possible manipulation derrière la mobilisation. Certains internautes ont ironisé sur le fait qu’une « seule main d’écriture » était à l’œuvre, tandis qu’un commentaire direct mentionnait : « La manipulation et les intimidations n’arrêteront pas ce processus ».
Un autre commentaire a ciblé directement la gestion de Samuel Eto’o, le qualifiant de « monstre » et l’accusant d’être devenu « incontrôlable, gênant et boulimique de pouvoir ». Ces critiques reflètent une frustration profonde et un sentiment que les problèmes de gouvernance du football camerounais ne se limitent pas à une seule région.
Un football camerounais à la croisée des chemins ?

Les événements de cette journée illustrent un contraste frappant : d’un côté, des élections locales qui se déroulent dans le calme et l’espoir, avec des dirigeants tournés vers le développement du football à la base ; de l’autre, des protestations qui ciblent les plus hautes instances, témoignant d’une crise de confiance et d’un malaise persistant.

La capacité des nouvelles ligues locales à travailler en synergie avec la Fecafoot, malgré les tensions, sera cruciale pour l’avenir du football camerounais. Le dialogue entre les autorités régionales et les manifestants sera essentiel pour apaiser les tensions et permettre une progression harmonieuse.




