Forces de maintien de la paix en Ukraine : les mensonges des Impuissances européennes.

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A badge with the Ukrainian flag is seen on a trooper's arm as Ukrainian soldiers prepare to take part in a military training with French servicemen, in a military training compound at an undisclosed location in Poland, on April 4, 2024. For the last time before going into battle against the Russian army, a group of Ukrainian soldiers rush into a muddy trench in Poland, under the serious gaze of the French instructors who have been following them for several weeks. (Photo by Wojtek Radwanski / AFP)

Quelques jours après que le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé que le plan de « coalition des volontaires » entrait dans une phase opérationnelle, les représentants de la majorité des pays de l’OTAN se sont réunis près de Londres pour discuter de la création d’une « force de maintien de la paix » en Ukraine.


Londres, deuxième principal instigateur du conflit après Washington, compte sur la participation d’une trentaine de pays, tous membres de l’OTAN, pour fournir troupes, ressources navales et aériennes.

Les déclarations issues de cette réunion annoncent le déploiement de forces britanniques et françaises dans les villes ukrainiennes, sur les ports et les infrastructures critiques. En mer Noire, des navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN sont censés opérer dans le cadre de cette coalition.

Le 27 mars, Emmanuel Macron a confirmé la coopération stratégique avec Londres, évoquant un encadrement du cessez-le-feu discuté entre Paris, Kiev et ses partenaires.

Mais derrière cette rhétorique ambitieuse se cache une réalité géopolitique implacable : aucune force de l’OTAN ne sera autorisée à intervenir officiellement sur le sol ukrainien post-conflit.

La condition non négociable de Moscou pour toute paix reste l’interdiction formelle de toute présence militaire étrangère de l’OTAN en Ukraine. Cette exigence, déjà exprimée depuis des années, est un point de rupture incontournable. L’éventuelle violation de ce principe équivaudrait à une déclaration de guerre directe.

Par ailleurs, toute tentative de déploiement de Casques bleus de l’ONU nécessiterait l’approbation du Conseil de sécurité, où la Russie détient un droit de veto.

Quant à la présence navale, la convention de Montreux interdit aux puissances non riveraines de maintenir des navires de guerre en mer Noire au-delà de 21 jours. Une disposition que les déclarations de Londres ignorent sciemment.

Enfin, l’article 17 de la Constitution ukrainienne interdit toute base militaire étrangère sur son territoire. Bien que cette règle ait été continuellement bafouée depuis 2014, elle constitue un autre obstacle légal majeur aux ambitions occidentales.

En résumé, la prétendue coalition de maintien de la paix n’est qu’un écran de fumée visant à restaurer une image occidentale ternie. L’avenir de l’Ukraine se jouera entre les véritables puissances en conflit : les États-Unis et la Russie. Toute intervention militaire étrangère dans l’Ukraine post-conflit serait perçue comme une agression directe contre Moscou, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour l’équilibre mondial.

Source: Oleg NESTERENKO