Reconstruction de l’Hôtel de Ville de Yaoundé VI : Georges Elanga Obam siffle la fin de la récréation

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Le ministre de la Décentralisation et du Développement local a effectué, ce vendredi 24 avril 2026, une descente de terrain sur le site du quartier Biyem-Assi Acacias. Face à l’inertie constatée sur le chantier, l’autorité gouvernementale a exigé un redressement immédiat de la part de l’entreprise adjudicataire.

L’heure n’est plus à l’observation, mais à l’injonction. Un an après le lancement des travaux de reconstruction de l’Hôtel de Ville de Yaoundé VI, le constat dressé par Georges Elanga Obam est sans appel : le chantier piétine. Accompagné de Philippe Camille Akoa, Directeur Général du FEICOM, et d’un aréopage d’autorités administratives et municipales, le ministre a pu mesurer l’écart abyssal entre les engagements contractuels et la réalité physique du terrain.

Un diagnostic sans complaisance

Sur le site des Acacias, les indicateurs sont au rouge. Le taux d’exécution, jugé largement insuffisant, trahit des carences organisationnelles majeures au sein de l’entreprise en charge des travaux. Ce déficit de mobilisation, tant humaine que technique, compromet désormais les délais de livraison de cette infrastructure pourtant névralgique pour l’administration locale.

Cette lenteur ne relève pas de l’aléa technique mineur, mais bien d’une incapacité de l’adjudicataire à imprimer le rythme requis par un projet de cette envergure. Face à ce qu’il convient d’appeler une défaillance de gestion, le Ministre a immédiatement convoqué une réunion de crise.

La sommation du MINDDEVEL

Au cours de cet échange direct, la parole a été donnée à chaque partie prenante pour identifier les goulots d’étranglement. Loin des discours de circonstance, Georges Elanga Obam a prescrit des recommandations fermes. L’objectif est clair : sortir le chantier de l’ornière par une coordination renforcée et une augmentation drastique des cadences de travail.

Si le contraste est saisissant avec le chantier de Yaoundé V, jugé exemplaire et en phase avec les Objectifs de Développement Durable (ODD 11), la situation à Yaoundé VI impose une thérapie de choc. Le FEICOM, partenaire financier et technique de premier plan, maintient ses équipes en alerte pour encadrer ce redressement.

L’exigence de résultats

Pour la municipalité de Yaoundé VI et ses administrés, cet Hôtel de Ville représente bien plus qu’un simple édifice de pierre ; il incarne la modernisation du service public de proximité. Le message du gouvernement est désormais limpide : aucune excuse ne saurait justifier un enlisement prolongé. L’entreprise adjudicataire est désormais sous surveillance étroite, avec une obligation de résultats qui ne souffrira aucun nouveau retard.

GAËL TSALA NKOLO