Université de Ngaoundéré : Un souffle nouveau sur l’administration

0
224

Le Secrétaire Général de l’institution, le Pr Tsala Tsala Christian Célestin, a présidé le 9 janvier dernier l’installation officielle de 89 chefs de bureau. Une première historique qui marque un tournant décisif dans la modernisation de la gouvernance académique sous l’impulsion du Recteur, le Pr Mamoudou Abdoulmoumini.

L’amphithéâtre Hamadjoda Adjoudji de l’Université de Ngaoundéré a servi de cadre, ce vendredi 9 janvier 2026, à une cérémonie dont la portée administrative restera gravée dans les annales de l’institution. Dans une salle comble, en présence des doyens, directeurs et cadres académiques, près de 90 nouveaux responsables ont officiellement pris leurs fonctions.

Une réforme structurelle sans précédent

Depuis sa création en 1993, jamais l’Université de Ngaoundéré n’avait connu une telle densification de son organigramme au niveau de la base opérationnelle. La décision signée le 2 décembre 2025 par le Recteur, le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, ne se limite pas à une simple distribution de postes ; elle traduit une volonté politique de professionnaliser les services de proximité.

Ces 89 promus, dont une part significative de jeunes et de femmes, constituent désormais la « cheville ouvrière » d’une administration qui se veut moderne. Leur déploiement stratégique — couvrant le Rectorat, les services centraux, les facultés (36 postes) et les grandes écoles (24 postes) — vise un objectif prioritaire : l’optimisation de l’accueil et de la qualité du service rendu à la communauté estudiantine.

L’impératif de « l’ingénierie réflexive »

Représentant le Recteur pour la circonstance, le Secrétaire Général, le Pr Tsala Tsala Christian Célestin, a délivré un discours empreint de solennité et d’exigence. S’adressant à ces nouveaux visages de l’État, il a rappelé que leurs fonctions exigent bien plus que de la simple exécution.

« Vous êtes appelés à des tâches d’initiation, de conception, d’exécution et de contrôle. Cela exige le développement constant d’une ingénierie réflexive, une culture permanente du travail bien fait pour donner de la consistance et de l’envergure à vos fonctions », a martelé le Secrétaire Général.

Éthique et sanctions : Le contrat de performance

Le Top Management n’a pas manqué de fixer le cap de l’intégrité. Dans un contexte de réforme de la gouvernance universitaire, la ponctualité, la probité et le sens de l’intérêt général ont été érigés en commandements absolus. Le Pr Tsala Tsala a été on ne peut plus clair : si la hiérarchie s’engage à accompagner les promus face aux défis du terrain, elle restera intraitable face aux déviances.

« La détermination du top management sera d’autant plus ferme à sanctionner sans complaisance tout comportement contraire à l’éthique et à la déontologie administrative », a-t-il prévenu, rappelant que l’agent public est avant tout au service des lois de la République.

Cette installation massive marque ainsi une phase de dynamisme renouvelé pour l’Université de Ngaoundéré, qui mise désormais sur cette nouvelle garde pour transformer son efficacité opérationnelle en un véritable levier de rayonnement académique.

GAËL TSALA NKOLO