CE BILAN A ÉTÉ FAIT LORS DES CONFÉRENCES DE PROGRAMMATION DES MARCHÉS PUBLICS DE L’EXERCICE 2019 DANS CETTE RÉGION, LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2018 DERNIER À BAFOUSSAM.
La région de l’Ouest a bénéficié d’une dotation globale pour l’année budgétaire 2018 en délégation automatique et ponctuelle de 8.858.464.000 Fcfa en crédit de paiement contre 10.575.906.000 Fcfa en 2017. Cette enveloppe était consacrée au financement 585 projets contre 724 à gestion régionale, départementale et crédits transférés aux collectivités territoriales décentralisées.
Au 30 novembre 2018, le taux d’exécution physique du budget d’investissement public (Bip) dans la région de l’Ouest s’élève à 52% contre 55% l’année dernière. Dans les circonscriptions administratives, le département du Koung-Khi se trouve en tête avec un taux de réalisation physique du Bip de 74,01%. La Mifi est classée deuxième avec un taux de global de 70%. Les départements du Ndé, des Hauts-Plateaux, des Bamboutos, de la Menoua et du Noun enregistrent respectivement 69,07% ; 54,40% ; 51% ; 43,75% et 45,06%. Le département du Haut-Nkam occupe la dernière place avec 35,52%. Le taux de gestion régionale est de 63,25%. Dans cette enveloppe globale, les services déconcentrés de l’État se taille 30% contre 70% de ressources transférées aux collectivités territoriales décentralisées.
Au niveau des arrondissements, la commune de Bafoussam 1er est classée première avec 92,40% de réalisation physique du BIP. La commune de Bana a enregistré un taux de 00% en 2018.
Pour Jules Hilaire Focka Focka, maire de Bafoussam 1er, l’attribution des marchés devient de plus en plus difficile face à la morosité des finances:

« À distance, on pense que ce n’est pas du tout sérieux. Mais il faut y être pour comprendre que passer déjà le marché aujourd’hui n’est pas évident parce que les prestataires sont de plus en plus fuyants. Beaucoup se plaignent avoir beaucoup de dettes vis-à-vis de l’État et ne sont plus prêts à soumissionner les marchés. Quelques aventuriers qui s’y engagent encore ces jours-ci ne sont pas prêts à faire le très bon travail. Certains commencent mais n’ont pas des moyens financiers pour aller jusqu’au bout. Nous avons eu la chance que ceux sur qui nous avons jeté notre dévolu ont pu faire le travail. C’est vrai que nous avons été très dur vis-vis de ces prestataires pour les amener à faire le travail qui fait de nous la tête de file aujourd’hui dans la région de l’Ouest. Je pense qu’il faut être très regardant. Il ne faut pas accepter de passer le marché à n’importe qui. Peut-être je suis un peu en déphasage avec les intempéries des marchés publics mais je dis par moment il faut être un peu dur pour que ces marchés ne soient pas attribués aux gens qui n’ont vraiment pas les arguments nécessaires pour effectuer ces travaux. J’ai été condamné au départ mais je pense qu’à la fin, on a compris qu’il faillait adopter cette attitude là pour avoir à faire à des vrais prestataires, qui vont satisfaire et utiliser à bon escient l’enveloppe qui a été mise à notre condition pour améliorer les conditions de vie de nos populations », a-t-il signalé.
