HERMANN YONGUEU, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION ‘’SAUVONSLENDOP’’ REVIENT SUR LES CONTOURS DE CE CONCEPT NOVATEUR VISANT A REDORER LE BLASON DES TISSUS TRADITIONNELS NDOP ET NSO. IL JETTE UN REGARD SUR LA CONTRIBUTION DE L’AUTORITÉ TRADITIONNELLE DANS CE COMBAT TOUT EN REVENANT EGALEMENT SUR LA DÉCISION DU MINISTRE DES ARTS ET DE LA CULTURE DE CLASSER CES TISSUS AU RANG DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL CAMEROUNAIS.
HERMANN YONGUEU, VOUS ETES A LA TETE DE L’ASSOCIATION DÉNOMMÉE « SAUVONSLENDOP ». LE NDOP, CE TISSU TRADITIONNEL, PROPRE A LA CULTURE GRASSFIELD. QU’EST-CE QUI JUSTIFIE UN TEL CONCEPT ?

Le concept « sauvons le ndop » a été élaboré pour défendre fermement les valeurs de notre tissu traditionnel « Nso » appelé abusivement « Ndop », dont sa réplique est carrément confondu (par les camerounais et pire encore par les communautés qui l’ont pour emblème) à celle du tissu Ukara du Nigéria. Nous voulons à travers cette association, contribuer à une réappropriation (par les jeunes surtout) des valeurs culturelles et identitaires ; participer au développement local, et permettre ainsi aux communautés de vivre de leur savoir-faire ; contribuer à la sauvegarde et à la préservation des savoir-faire des sociétés traditionnelles camerounaises (documentation, proposition des méthodes de transmission intergénérationnelle, sensibilisation etc…) ; mettre en valeur le patrimoine culturel et artistique camerounais à l’échelle nationale et internationale à travers les expositions, les tables rondes, les conférences etc…) et promouvoir les valeurs culturelles et traditionnelles des communautés locales entre autres.
