DEPUIS L’ANNONCE DU CHOIX DE L’UNION DES JOURNALISTES DU CAMEROUN (UJC) POUR LES POUR PARLERS ANNONCÉS À LA FIN DE CE MOIS, LES MEMBRES DU SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJC) CRIENT AU SCANDALE.
« Le syndicat le plus important de la presse n’est pas consulté pour le grand DNI. Bonne nouvelle tout de même, l’UJC est ressuscitée ».
Cette réaction de Hilaire HAMEKOUE, vice-président du SNJC suivi de la citation de Thomas SANKARA : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur sa condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère » est l’une de la vague d’exclamations qu’a suscité la publication du planning prévisionnel des consultations du premier ministre en prélude au grand dialogue national (GDN) convoqué par le chef de l’État. Pour certains camarades, le choix de l’UJC est fait à dessein : « Elle revit seulement pour les concertations ministérielles… Non, on comprend que c’est un gadget que le gouvernement avait mis au grenier pour attendre les jours difficiles. »
Convaincu de l’importance de l’organisation syndicale qu’il dirige et de sa légitimité, Denis NKWEBO rassure ses camarades : « Restez serein, le SNJC n’est demandeur de rien. Le SNJC occupera la place souhaitée par la majorité des journalistes de notre pays. Tout est dans le rapport de force. »
