DANS UNE LETTRE OUVERTE ADRESSÉE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (CHEF DES ARMÉES) EN DATE DU 07 MAI 2018, L’OFFICIER DE POLICE DE 2ÈME GRADE RÉVOQUÉ ET ANCIEN COORDONNATEUR ADJOINT DES ESIR DE LA VILLE DE DOUALA, PATRICK FLAVIEN ESSENGUE, PRÉSENTERAIT LE VISAGE DE LA POLICE CAMEROUNAISE À L’ÈRE MARTIN MBARGA NGUELE, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL À LA SÛRETÉ NATIONALE AU CAMEROUN (DGSN).
Le 30 Août 2018 prochain, marquera les huit ans de Martin MBARGA NGUELE à la tête de la police camerounaise. Selon la lettre de l’ancien coordonnateur adjoint des ESIR de la ville de Douala révoqué, l’actuel DGSN, dès sa nomination à la tête de la police, était présenté comme celui qui devrait redorer le blason cette structure de sûreté. Après sa première lettre en Juillet 2017 relative à sa révocation de la Police, le « policier révoqué » revient ainsi à travers cette lettre présenter les fléaux qui minent ce corps au Chef des armées: « Immédiatement après sa prise de fonctions, Monsieur Martin MBARGA NGUELE s’était attaqué aux problèmes des policiers, et avait notamment fait quelque chose d’inédit, à savoir : 2/5 la dotation des quatre tenues en usage à la Police camerounaise à tous ses collaborateurs après avoir collecté leurs mensurations. Le Chef de Corps s’était ensuite attaqué à l’ancien Statut de la Police qu’il avait fait modifier, contribuant ainsi à travers la promulgation du nouveau Statut encore en usage, à supprimer les stages de mise à niveau d’un grade à un autre, à réduire le temps de passage d’un grade à un autre pour ce qui est des Inspecteurs de Police (de 5 à 4 ans) et des Gardiens de la Paix ( de 4 à 3 ans ), à améliorer le traitement salarial des policiers à la retraite. Mais très vite, on s’est aperçu que toutes ces bonnes dispositions n’étaient que de la poudre aux yeux des policiers, et cachaient en réalité des desseins d’une administration machiavélique de la Police », peut-on lire.
Patrick Flavien ESSENGUE, explique que le chef de la police « va s’entourer de quelques hommes de main et d’un conseil de discipline acquis à sa cause pour mettre sur pied un mode de gestion apocalyptique du personnel, sans rapport avec le Statut de la Police et les textes de la République, créant de ce fait les conditions d’une Police affairiste, vigilisée, exploitée, apeurée, clanique, contre-productive, bâillonnée, peu encline à prendre des initiatives et réduite à ne défendre que sa seule carrière ».
La lettre adressée au Chef des armées présente pas moins de 2000 policiers sanctionnés et 536 révoqués depuis l’arrivée de l’actuel patron de la police.
