Le ministère des finances a organisé le jeudi 20 février 2020 dans la ville de Douala, un atelier national sur le Crowdfunding au profit des PME.
Cet atelier national présidé par le ministre des finances, Louis Paul MOTAZE était placé sous le thème « le Crowdfunding, un financement participatif au service des petites et moyennes entreprises (PME) ». Y ont également pris part le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Issa TCHIROMA BAKARY, le ministre de l’agriculture et du développement rural Gabriel MBAIROBE, le ministre des mines, de l’industrie et du développement technologiques Gabriel DODO NDOKE, le ministre des petites et moyennes entreprises et de l’économie social et de l’artisanat Achille BASSILIKEN III, le secrétaire de la région du littoral, KINOU NANA représentant du gouverneur, le directeur de la BEAC nationale, Blaise Eugène NSOM avec une bonne brochette d’universitaires et près de 500 porteurs de projets d’entreprises, de promoteurs des PME et Start-uppers.
Après le discours d’ouverture du ministre des finances, deux exposés ont planté le décor avant les travaux en atelier. Le premier axé sur les enjeux et les défis du Crowdfunding était développé par le Prof Désiré AVOM, Doyen de la FSEG de l’université de Dschang. Il a fait un bref rappel sur ce mode de financement tout en promenant l’auditoire sur quelques expériences réussies dans certaines économies. L’universitaire a aussi précisé que la rareté des ressources et les besoins de financement associés à l’avènement des NTIC ont mis en lumière ce mode innovant qui présente les facilités de réduction de procédures et l’accroissement de leur notoriété. Cependant des contraintes existent et liées à son développement comme l’absence d’un cadre réglementaire, la problématique des coûts d’accès à l’électricité, des infrastructures et à des parts sociales.

Le second exposé portant sur la modélisation d’un schéma pour la réussite du Crowdfunding au Cameroun était modéré par le Prof Georges MEKA ABESSOLO, directeur Afrique du fonds d’investissement agricole , couplé au partage de l’expérience camerounaise en matière de Crowdfunding avec des jeunes tels que Arthur ZANG, William ELONG, Olivier MADIBA, Gilbert EWEHMEH et Achille NGASSAM. L’exposant principal propose un modèle qui s’appuie sur quatre variables qui sont les critères déterminants pour la maturation, les éléments de la gouvernance, de la plateforme du crowdfunding, la mobilisation des fonds et la sélection des projets et secteurs prioritaires (l’agriculture, la technologie, la santé, l’éducation et l’inclusion financière). Il a indiqué que « l’Etat est un acteur principal qui doit réguler et prélever les plateformes sur les flux, financer les PME et garantir les pourvoyeurs de fonds »
Dans la mi-journée, trois sous-thèmes ont meublé les échanges afin d’arrêter une stratégie nationale devant encadrer cette opportunité qui s’offre aux PME. Le premier sur les opportunités et les risques du crowdfunding sous la modération d’Alphonse NAFACK président de l’APECAM (association des professionnelles des établissements de crédit du Cameroun) accompagné de Gilbert EWEGMEH de Yes Cameroun, le deuxième sous-thème sur l’identification des besoins des PME et des porteurs de projets modéré par Mme Marthe Chantal NDJEPANG épse MBAJON secrétaire général du MINPMEESA (ministère des petites et moyennes entreprises et de l’économie social et de l’artisanat) et Jean Marie BADGA DG de l’APME (agence de promotion des petites et moyennes entreprises) et le dernier sous-thème sur les principes directeurs pour l’élaboration d’une politique nationale en matière de crowdfunding modéré par Jean TCHOFFO SG du MINEPAT ( ministère de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire). Il en ressort que de nombreux écuelles constitue un frein ) l’appareillage du crowdfunding au Cameroun d’ou la nécessité pour le gouvernement d’adopter une stratégie lui permettant de suivre le développement du financement participatif au bénéfice des jeunes entreprises.
