CAMEROUN /LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS : LE MINISTRE DE LA SANTE PUBLIQUE DECLARE LA VACCINATION OBLIGATOIRE

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A l’heure où les attitudes réfractaires à la vaccination contre le coronavirus deviennent de plus en plus perceptibles, le Ministre camerounais de la santé publique annonce la vaccination obligatoire.

Le ministre de la Santé publique, MANAOUDA Malachie a fait une déclaration visant à clarifier l’obligation vaccinale préventive au Cameroun. En visite de travail à Douala, la tutelle de la santé publique a souligné que la vaccination préventive contre la covid-19 est obligatoire au Cameroun. Il s’appuie sur une disposition de la loi qui renseigne que « Si vous mettez la vie d’autrui en danger, en refusant de vous prévenir contre une maladie, on peut vous poursuivre ».

D’ailleurs en guise d’illustration, des campagnes de santé conjointes MINFOPRA / MINSANTE ont d’ores et déjà été organisées, au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative pour amener le personnel à se vacciner. Cela a pris une semaine. Dès le premier jour, Environ 143 personnes ont reçu le vaccin, et la campagne s’est poursuivie sur le personnel des services centraux et déconcentrés de ce département ministériel.

Le Ministre Joseph Anderson LE a tenu à encourager ses collaborateurs du MINFOPRA, de coopérer à la réussite de cette campagne qui n’est autre que la mise en application de décret N°2000/692/PM du 13 Septembre 2000 fixant les modalités d’exercice du droit à la santé du Fonctionnaire.

Des campagnes de vaccination obligatoires contre le coronavirus sont enregistrées dans plusieurs autres institutions publiques au Cameroun.

Dans un communiqué signé le 8 Octobre 2021 par le Secrétaire Général à la Présidence de la République, Ferdinand NGOH NGOH exige de tout personnel en service à la Présidence de la République, la vaccination contre le Covid-19 à partir du 11 Octobre 2021. À cet effet, toute personne non vaccinée devrait être refusée d’accès au Palais de l’Unité.

Un Calendrier qui a été aussitôt relayée dans la Région du Sud où le Gouverneur Grégoire MVONGO a effectué une série de descente dans divers services publics pour appeler le personnel à se faire dépister et vacciner.

En marge de ces différents cas de figures relatives à l’instauration progressive de la vaccination obligatoire au Cameroun, il faut noter que plusieurs voyageurs, en provenance du Cameroun pour les pays occidentaux, sont d’emblée contraints au « Pass-sanitaire ».

Le Ministre de la santé Publique souligne que si le maximum de citoyens sont vaccinés, la société camerounaise pourrait être en situation d’immunité collective, capable de résister aux nouvelles vagues de contamination au coronavirus ainsi que ses différentes variables réputées plus meurtrières.  

Face à ce caractère contraignant de la vaccination, les réactions du public camerounais sont plus ou moins mitigées. Certains observateurs estiment que la démarche entraîne une violation du droit de l’individu à disposer de sa propre vie.

Toutefois l’Homme Politique et économiste Emmanuel KUGNE est d’avis que, « s’il est établi que votre état de santé soit de nature à nuire à celle des autres, il est évident que l’on vous soigne, même par contrainte, pour votre intérêt et pour l’intérêt général de la société. De toutes les façons, on ne peut, au nom du droit individuel, exposer toute une société à la calamité ». Il marque tout de même une réserve en déclarant que : «  Le cas du coronavirus est tout à fait différent, en ce sens que l’indignation des populations surtout africaines, se fonde sur une volonté subtile pour les occidentaux de freiner la croissance démographique des noirs avec ces vaccins. Ils craignent que si rien n’est fait, l’Europe sera peuplée d’africains que d’européens d’ici 50 ans ».

De l’avis de certains acteurs du corps médical, imposer les vaccins c’est bon, cependant l’Etat doit être aussi capable de prendre les engagements pour faire face aux effets secondaires du vaccin. C’est à ce niveau que les opinions deviennent très divergentes.

En dépit de toutes ces réserves formulées par l’opinion publique, la décision de l’administration continue son bonhomme de chemin. Après le personnel public et parapublic, la contrainte va nécessairement s’étendre sur tous les citoyens, malgré la disponibilité de 5000 doses de vaccins seulement, pour une population camerounaise estimée à plus de 18 Millions d’habitants.

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