Le Fonds Special d’Équipement et d’Intervention interCommunal (FEICOM) a franchi une étape décisive dans l’opérationnalisation du développement local. En présidant un atelier de vulgarisation dédié au cadre de partenariat avec les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), l’organisme d’appui a jeté les bases d’une stratégie de croissance axée sur la valorisation du potentiel agropastoral.

Un levier stratégique pour l’autonomie territoriale
L’enjeu de cette rencontre dépasse la simple formalité administrative. En réunissant les Présidents de Conseils Régionaux, les ministères sectoriels (Agriculture et Élevage), ainsi que des partenaires de premier plan comme la Banque Africaine de Développement (BAD) et la FAO, le FEICOM impulse une dynamique de co-construction. L’objectif est clair : transformer le secteur agropastoral en moteur de richesse pour les territoires.
Cette initiative s’inscrit en droite ligne du Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées de 2019. Ce texte offre désormais aux élus locaux les coudées franches pour engager des partenariats structurants. En s’appuyant sur des études de référence menées en Israël et au Burundi, le FEICOM propose un modèle d’accompagnement qui conjugue innovation technique et réalisme économique.
De la validation à l’action : les piliers de la stratégie
Les échanges ont permis de valider un dispositif d’appui technique et financier mieux adapté aux réalités du terrain. Les experts ont insisté sur trois axes majeurs :
La professionnalisation des filières : Sortir de l’agriculture de subsistance pour migrer vers une exploitation industrielle.
La sécurisation des investissements : Garantir la viabilité des projets grâce à l’expertise des institutions internationales.
L’autosuffisance alimentaire : Réduire la dépendance aux importations en dynamisant les bassins de production locaux.
La coopération au service de l’économie locale
La présence de la BAD et de la FAO souligne la dimension multilatérale de cette réforme. Il ne s’agit plus de financer des projets isolés, mais de bâtir des écosystèmes territoriaux résilients. La validation de cette stratégie d’accompagnement marque le début d’une ère où la CTD devient un véritable entrepreneur du développement.
En renforçant la synergie entre les acteurs étatiques, les partenaires au développement et les élus locaux, le FEICOM s’assure que la décentralisation ne reste pas un concept institutionnel, mais devienne une réalité tangible pour les populations rurales.
GAËL TSALA NKOLO