Droits de l’enfant : l’Université de Ngaoundéré mobilise son expertise scientifique

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En prélude à l’inauguration officielle de son Centre des droits de l’enfant, l’Université de Ngaoundéré a réuni, le 23 février 2026, les membres de son nouveau Comité scientifique multidisciplinaire. Cette session de formation marque l’opérationnalisation d’un organe stratégique soutenu par l’UNICEF.

La salle des actes de l’École des Sciences et de Médecine Vétérinaire a accueilli les premiers travaux du Comité scientifique multidisciplinaire d’appui au Centre des droits de l’enfant. Présidée par le Professeur Paré Daouda, représentant du Recteur, cette rencontre a permis de structurer les fondements académiques et opérationnels de cette nouvelle entité, à la veille de la signature de la convention officielle prévue ce 24 février.

Un socle académique pour une protection accrue

L’enjeu de cette session dépassait le cadre protocolaire. Il s’agissait de définir avec précision les mécanismes d’accompagnement, de recherche et d’expertise que les enseignants-chercheurs et experts mobilisés apporteront au Centre. En réunissant des spécialistes des sciences juridiques, sociales, éducatives et sanitaires, l’institution souligne sa volonté d’aborder la question de l’enfance par le prisme de la transversalité.

Les échanges ont mis en lumière trois piliers fondamentaux :

La recherche appliquée : Produire des données fiables pour orienter les décisions.

La sensibilisation : Transformer les mentalités au sein et en dehors de l’espace universitaire.

Le plaidoyer institutionnel : Collaborer avec les organisations de la société civile et les pouvoirs publics pour influencer les politiques de protection.

La responsabilité sociale au cœur du projet

L’initiative, portée par un partenariat étroit avec l’UNICEF, traduit une évolution majeure dans la mission de l’Université de Ngaoundéré. Au-delà de sa fonction d’enseignement, l’institution affirme sa responsabilité sociale en devenant un acteur de premier plan dans la défense des couches vulnérables.

Cette formation constitue le dernier jalon technique avant l’inauguration solennelle. Elle garantit que le Centre ne sera pas une simple structure administrative, mais un pôle d’expertise capable de répondre aux défis complexes des droits de l’enfant dans la région et à l’échelle nationale. L’ouverture de ce centre demain marquera une étape significative pour la communauté universitaire, désormais dotée d’un outil de veille et d’action scientifique concret.

GAËL TSALA NKOLO