La campagne électorale pour le double scrutin du 09 février 2020 a été officiellement lancée sur l’entendue du territoire, le 25 janvier dernier.
L’on présageait d’une campagne électorale difficile à Akom 2 dans la région du Sud, après tout ce qui s’était passé lors des opérations de présélection des candidats aux municipales, notamment le passage en force de la candidate Élise Mballa Meka, maire sortante et candidate à sa propre succession. En effet, jouissant d’une côte de popularité particulièrement basse (entre 20 et 25% des opinions favorables), cette dame impopulaire et presque vomie de la population a profité du mode de sélection par consensus pour se refaire une place au sein de la liste RDPC, malgré les vives contestations de quelques centaines de personnes venues crier aux oreilles de la commission d’investiture, leur ras-le-bol contre madame la maire. Déjà, dame Meka avait réussi, on ne sait trop comment, à filer entre les mailles de la circulaire du Président National du RDPC et la note du Secrétaire Général du Comité Central, pour refaire surface. Lesdits documents stipulaient clairement que « soient déclarés inéligibles les candidats Magistrats Municipaux qui justifient d’arriérés de salaires dus aux employés, et qui ont des affaires pendantes devant les juridictions. » Du coup, ça grouille sur le terrain et la seule évocation du nom de Meka dans les différentes localités exaspère les électeurs qui menacent de s’abstenir le jour du vote pour traduire leur indignation contre cette femme qui vient de limoger quatre agents communaux soupçonnés d’être proches de ses adversaires, toutes choses qui accentuent la colère des populations.
« Ces agents ont été licenciés depuis décembre. Des agents de la mairie qui font campagne pour l’adversaire du maire peuvent-ils continuer à travailler à la mairie?» s’interroge la magistrate municipale qui rajoute « Toutes les mairies ont des arriérés de salaire. Nous avons déposé les ordres de virement au trésor qui est en train de les payer depuis décembre »
