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Fontaine à jets d’eau : Le Maire de la ville tape du poing sur la table et exige rigueur et célérité

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À Garoua, l’ambition municipale se heurte à l’inertie des chantiers. Alors que le projet de la fontaine monumentale, emblème de la modernisation du Septentrion, accuse un retard de sept mois, le Maire de la ville, Goura Beladji, sort de sa réserve. Entre menaces de résiliation et exigence de résultats, l’édile a convoqué prestataires et techniciens pour un rappel à l’ordre sans concession. Ce bras de fer illustre un défi majeur : transformer la volonté politique en réalité concrète, loin des promesses non tenues et des chantiers qui s’éternisent.

Face aux lenteurs observées sur le chantier de la fontaine monumentale, l’édile de la ville durcit le ton.

À Garoua, l’ambition municipale se heurte à la réalité de l’exécution sur le terrain. Le projet de la fontaine à jets d’eau, conçu comme un emblème de la modernisation urbaine du Septentrion, accuse désormais un retard critique. Initialement prévue pour une livraison en trois mois, l’infrastructure est toujours en chantier près de dix mois après le lancement des travaux . Face à cette situation, le Maire de la ville a choisi une méthode de management directe en réunissant l’ensemble des parties prenantes à sa résidence privée pour une mise au point sans concession.

L’ultimatum lancé par Goura Beladji à l’encontre des prestataires de la fontaine monumentale le dimanche ,22 février 2026 soulève une problématique chronique du développement urbain au Cameroun : la déconnexion entre l’ambition politique et l’exécution technique. Alors qu’un projet initialement calibré pour trois mois s’étire sur près d’un an, c’est toute la crédibilité de l’action publique qui se trouve mise à l’épreuve.

Le coût invisible des retards : un fardeau pour la cité

Au-delà de la frustration administrative, le glissement des calendriers contractuels engendre des conséquences multidimensionnelles qui fragilisent l’équilibre des projets urbains.

Une érosion financière directe

Un chantier qui stagne est un chantier qui coûte. L’immobilisation prolongée des équipements et la fluctuation constante du prix des matériaux transforment des projets ambitieux en gouffres financiers. Chaque mois de retard alourdit la facture initiale, réduisant la marge de manœuvre pour les finitions ou les futurs investissements.

La montée de la défiance citoyenne

À Garoua, la persistance des barrières de chantier au cœur de la ville finit par occulter la promesse de modernité. Ce blocage physique et visuel nourrit un scepticisme croissant envers les grands projets structurants. Pour les usagers, le bénéfice attendu s’efface devant les nuisances quotidiennes.

Un ultimatum et un appel à la responsabilité des acteurs

Le mécontentement de l’autorité municipale repose sur un constat simple : le non-respect des engagements contractuels. Malgré les promesses de renforcement des effectifs sur le site, la cadence des travaux demeure insuffisante. Dans un discours empreint de fermeté, le Maire a dénoncé ce qu’il qualifie de « sabotage » des objectifs de développement de la cité.

« Soit vous marchez selon mon calendrier, soit on se sépare », a-t-il martelé à l’attention des entrepreneurs. L’autorité a clairement ouvert la porte à une résiliation des contrats pour les prestataires incapables de s’aligner sur les exigences de performance. Un délai de grâce de deux semaines a été accordé pour observer un changement radical sur le chantier.

Vers une culture de la performance

L’intransigeance affichée lors de cette réunion dominicale ne doit pas être perçue comme un simple accès de colère, mais comme une tentative de réinstaurer une culture de la redevabilité. Dans la course à l’attractivité que se livrent les métropoles régionales, Garoua ne peut se permettre de devenir le théâtre de chantiers interminables.passer de la signature des contrats à la livraison effective des ouvrages, est le défit à relever . Les deux prochaines semaines seront, à cet égard, un test de maturité pour le secteur privé local.

GAËL TSALA NKOLO

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