Coup double pour le jeune Kevin Gervais. Le principal présumé auteur des fraudes enregistrées à l’OBC a réussi son examen de baccalauréat. La bonne nouvelle est tombée au lendemain de sa sortie de prison. Comble de joie pour le nouveau bachelier et sa famille. Un véritable ascenseur émotionnel pour cet originaire de l’Ouest et son collectif d’avocat. Par ailleurs les deux autres étudiants détenus dans le cadre de l’affaire, on été à leur tour libérés ce vendredi 11 septembre 2020. Seul l’enseignant reste encore détenu provisoirement à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, capitale politique du Cameroun.
Le feuilleton de l’office du Baccalauréat se poursuit. Les portes des universités s’ouvrent au brillant Kevin GASSAM. Quoique le jeune de 18 ans quitte le secondaire avec un casier judiciaire déjà taché. L’un des boucs émissaires de l’OBC a obtenu son baccalauréat scientifique. Une fin d’étude secondaire sans faute sur le plan académique pour le bachelier qui n’a repris aucune classe depuis son enfance. De quoi réjouir grandement son avocat Emmanuel SIMH ” Cet enfant est prodigieux. C’est logique qu’il soit admis. On a eu à dire qu’il a triché. C’est évidemment faux, surtout que le baccalauréat a été repris. Si on reprenait toutes les épreuves cinquante fois, il aurait réussi cinquante fois. C’est un enfant connu pour son intelligence, je suis tellement content pour lui. Je ne le considère plus comme un client, mais comme mon filleul. Je le suivrai désormais de très près.” Se réjouit l’avocat.
Double succès aussi pour la défense. MAKON Edouard et KAMGA Brandon, les deux autres gamins incarcérés ont été remis en liberté. Le juge d’instruction a ordonné la mise en liberté des deux étudiants soit 24 heures après avoir libéré les élèves Kevin NGASSAM et Christian Sandjon. Le collectif des avocats au barreau du Cameroun maintient la pression pour la libération de l’enseignant resté en prison. ” Je suis très heureux d’avoir pu libérer ces enfants avec le soutien des avocats au barreau du Cameroun venu de partout. Je les remercie grandement, j’ai fait les démarches ordinaires d’avocat de manière sérieuse. J’ai évoqué des questions d’équité. Il était anormal que ces enfants continuent d’être une n’était pas normal que ces enfants continuent d’être des boucs émissaires alors que les vrais fautifs sont en liberté. Une sincère gratitude à tous ceux qui se sont mobilisés sur les réseaux sociaux, afin que justice soit faite.” Ajoute t-il.
