Home Actualités Le Cameroun en première ligne contre l’ingérence de l’industrie : RADA à...

Le Cameroun en première ligne contre l’ingérence de l’industrie : RADA à l’avant-garde de la lutte pour la santé publique à Nairobi

0

Au cœur de l’Afrique, une initiative cruciale pour la santé publique prend forme. Une équipe de la Reconciliation and Development Association (RADA), une organisation camerounaise, participe actuellement à une session de formation intensive à Nairobi, au Kenya, sur le thème de “l’ingérence de l’industrie”. Cet événement, organisé par le Global Health Advocacy Incubator, vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile africaine.
Le programme met l’accent sur la lutte contre les stratégies des multinationales qui entravent les politiques de santé publique. Pour RADA, cette formation est d’une importance capitale dans le cadre de son projet “Plaidoyer pour une augmentation de la taxe sur les boissons sucrées et les produits ultra-transformés pour le bienfait de la santé publique et le développement”.


Une délégation camerounaise au cœur des échanges


Le Directeur de projet, Ferdinant M. Sonyuy, et la Coordinatrice de projet, Chenwi Claris, représentent RADA à cette rencontre internationale. Ils sont parmi les 45 participants issus de 19 organisations et de 8 pays africains. Leur présence souligne l’engagement du Cameroun à relever les défis complexes posés par les acteurs de l’industrie, notamment ceux qui commercialisent des produits néfastes pour la santé.
Les participants ont déjà eu l’occasion de partager leurs expériences nationales sur les tactiques d’ingérence de l’industrie et d’échanger sur les stratégies d’atténuation. L’objectif est de développer des approches coordonnées et efficaces pour protéger les politiques de santé publique des pressions et des influences indues.
Taxer pour la santé : un enjeu de développement
Le projet de RADA s’aligne sur les objectifs plus larges de la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT). L’augmentation des taxes sur les boissons sucrées (Boissons Édulcorées) et les produits ultra-transformés est une mesure éprouvée pour réduire leur consommation. Cette approche non seulement contribue à l’amélioration de la santé des populations, mais génère aussi des revenus fiscaux qui peuvent être réinvestis dans le système de santé.


L’expérience de RADA sur le terrain au Cameroun est un atout précieux pour les discussions à Nairobi. Les défis spécifiques rencontrés dans le contexte camerounais, tels que les efforts de lobbying et les campagnes de désinformation, sont autant d’enseignements pour les autres nations africaines. En retour, l’organisation bénéficiera des meilleures pratiques d’autres pays, renforçant ainsi la robustesse de ses propres stratégies.
Des partenariats clés pour un impact durable
La formation en cours est une étape essentielle pour RADA et ses partenaires. Les discussions avec des organisations comme l’Alliance des MNT du Cameroun, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – Bureau Régional pour l’Afrique, et le Ministère de la Santé Publique du Cameroun témoignent d’une approche collaborative pour un changement durable.


La participation de RADA à cet événement est un signal fort : la société civile camerounaise est prête à défendre vigoureusement l’intérêt public face aux intérêts commerciaux. Les sessions à venir promettent d’être tout aussi enrichissantes, consolidant les fondations d’un mouvement panafricain pour la santé et le développement. Le hashtag #TaxSBsandUPPs et #HealthyFoodMatter résonne désormais bien au-delà des frontières du Cameroun.

GAËL TSALA NKOLO

Quitter la version mobile