Alors que la planète célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement, le Festival Assawéré Derke’en s’est illustré le 19 juin 2025 par une action à la fois symbolique et concrète en faveur de la nature. À Djagalay, dans la région de l’Extrême-Nord, ce festival culturel a marqué sa deuxième journée par une vaste opération de reboisement, devenant ainsi un exemple vivant d’alliance entre culture, écologie et responsabilité citoyenne.

Une mobilisation écologique inédite à Djagalay
Sous la houlette du promoteur Aboubakar Maouloud et en présence de représentants de l’UNESCO et des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), ce sont 1 500 jeunes plants qui ont été mis en terre. Cette campagne de reboisement s’inscrit dans la continuité des actions de la Journée Mondiale de l’Environnement dont le thème, cette année, portait sur la lutte contre la pollution plastique.
L’opération a rassemblé festivaliers, populations locales et jeunes volontaires dans une ambiance de fête et d’engagement. Chants, discours et gestes écologiques ont rythmé la journée, donnant à cette action un retentissement national.

Un message fort pour l’avenir
Dans une adresse engagée, Aboubakar Maouloud a lancé un appel clair :
« Planter un arbre aujourd’hui, c’est investir pour l’avenir de notre planète ».
Ce geste simple mais symbolique s’aligne sur le thème mondial de la Journée de lutte contre la Désertification et la Sécheresse : « Restaurer les terres. Saisir les opportunités ». Le festival intègre ainsi pleinement l’agenda environnemental international tout en mettant en avant des solutions locales.
Une réponse citoyenne à un problème structurel
Le Cameroun fait face à une crise silencieuse mais grave : 25 % de ses terres sont dégradées, soit environ 12 millions d’hectares, dont 8 millions rien que dans la partie septentrionale. Les causes sont multiples :
• agriculture itinérante sur brûlis,
• exploitation forestière et minière,
• pollution des sols,
• déforestation due au fumage traditionnel de poisson,
• surpâturage et feux de brousse.
C’est dans ce contexte que le Festival Assawéré Derke’en prend tout son sens : en transformant un événement culturel en plateforme d’actions durables, il contribue de manière active à la lutte contre la désertification.
La culture comme levier de changement

Ce festival démontre qu’il est possible de conjuguer préservation du patrimoine culturel et engagement environnemental. Il ne s’agit pas seulement de célébrer la diversité artistique du Grand Nord, mais aussi de poser des actes concrets pour la survie écologique du territoire.
À travers cette initiative, le Festival Assawéré Derke’en s’érige en véritable acteur de transition écologique, montrant qu’une jeunesse mobilisée, accompagnée par des leaders locaux et soutenue par des partenaires internationaux, peut influencer positivement le cours des choses.




