À l’occasion des vœux de la Sallah ce jeudi 26 mars 2026, la résidence du Maire de la ville de Garoua a été le théâtre d’une mobilisation organique d’envergure. En réaffirmant leur soutien indéfectible à l’édile, les jeunes de la cité capitale du Nord ont transformé une visite de courtoisie en un véritable plébiscite pour une gouvernance de rupture.

Le courage de la responsabilité
L’émotion du premier magistrat face à cette marée juvénile n’était pas un artifice de circonstance. Beladji Goura a d’emblée posé les jalons d’un contrat moral : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui a échoué ». Par ces mots, l’édile lie intrinsèquement son destin politique à celui de la nouvelle génération, rompant avec les schémas classiques de l’autorité pour épouser ceux de la transmission.
Cette posture s’incarne dans une réalité administrative tangible. En seulement deux exercices, 105 recrutements ont été opérés au sein de la Communauté Urbaine de Garoua (CUG), avec une priorité accordée aux profils juvéniles. La nomination de cadres de moins de 40 ans à des postes stratégiques, à l’instar de la régie du Marché Wastan, prouve que l’émancipation par le mérite est devenue le logiciel de gestion de la mairie.

Un bouclier social et institutionnel
Ce soutien de la jeunesse fait écho à l’onction reçue des femmes de la ville le 8 mars dernier, l’ayant consacré « Homme de l’année ». Ce double plébiscite agit comme un bouclier social face aux adversités politiques. Ce leadership s’inscrit, par ailleurs, dans une loyauté institutionnelle sans faille envers les hautes personnalités de l’État, notamment le Président du Sénat, Sa Majesté le Lamido de Rey-Bouba, renforçant la stature de Garoua comme pôle d’excellence et de stabilité nationale.

L’ambition par le chantier : Garoua en mouvement
La démonstration que Beladji Goura est l’homme de la situation se lit sur la physionomie de la ville. Le budget 2026, d’un montant de 12,09 milliards de FCFA, est un budget de combat : 80 % des ressources sont sanctuarisées pour l’investissement.
De l’axe Carrefour Sodecoton-Djabbé Kona pour l’investissement infrastructurel, au rééquilibrage massif des investissements vers le 3ème arrondissement — dont l’enveloppe a été multipliée par six partant d’un budget de développement de 50 millions à son arrivée à plus 300 millions aujourd’hui — aucun quartier n’est laissé pour compte-80 % : Part du budget sanctuarisée pour l’investissement infrastructurel-2 milliards de FCFA : Enveloppe dédiée à la voirie. Cette volonté de modernisation s’accompagne d’une fermeté managériale inédite. Face aux retards sur le chantier de la fontaine monumentale du carrefour de la Poste, l’ultimatum de l’édile a produit l’électrochoc attendu.

Ce jeudi soir , 26 Mars 2026, à 20h30, les engins vrombissent encore sous les projecteurs. Le monument prend forme, signe que la parole municipale a retrouvé son poids contractuel. À Garoua, le temps des incantations est révolu ; sous l’impulsion de Beladji Goura, la cité vit désormais à l’heure de la livraison effective et de la modernité souveraine.

Une ambition alignée sur la trajectoire nationale
Au-delà des frontières du Septentrion, l’action de Beladji Goura s’inscrit en droite ligne de la Vision 2035 de S.E. Paul BIYA. En misant sur l’autonomie technique — via la restructuration des transports urbains et le déploiement de l’énergie solaire — la mairie de Garoua s’affirme comme un laboratoire de la décentralisation réussie.
Cette synergie entre dynamisme local et respect des institutions républicaines fait de Garoua non plus seulement une ville en chantier, mais le porte-étendard d’un Cameroun moderne, fier de sa jeunesse et de sa capacité à transformer ses aspirations en réalités durables.
GAËL TSALA NKOLO




