Les 20 propositions de la CCIMA pour un budget 2026 plus équitable

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La Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (CCIMA) a récemment dévoilé ses 20 propositions pour le projet de loi de finances 2026, à l’issue d’une concertation avec la Direction Générale des Impôts (DGI). Cette rencontre, tenue le 16 septembre 2025 à Douala, a marqué une étape clé dans le dialogue entre le secteur privé et l’administration fiscale, avec pour objectif de moderniser et d’équilibrer la fiscalité camerounaise.

La collaboration entre la CCIMA, dirigée par ses membres et la DGI, sous la houlette de son patron Roger Athanase Meyong Abath, est le signe d’une volonté commune d’améliorer le climat des affaires. En présentant ces propositions, la CCIMA ne cherche pas seulement à défendre les intérêts des opérateurs économiques, mais aussi à contribuer de manière proactive à l’édification d’une fiscalité plus juste et transparente. Les mesures proposées, fruits d’un travail d’analyse avec des experts et des entreprises, visent à la fois à sécuriser les recettes fiscales de l’État et à alléger les contraintes qui pèsent sur les acteurs économiques.

Les grands axes des propositions de la CCIMA


Bien que les détails des 20 propositions n’aient pas été rendus publics, le communiqué de la CCIMA laisse entendre que celles-ci portent sur des aspects cruciaux pour l’économie nationale. On peut supposer que les thèmes abordés incluent :

La simplification des procédures fiscales : Un fardeau administratif allégé permettrait aux entreprises de se concentrer sur leurs activités principales et de générer plus de croissance.

L’équité fiscale : Des mesures pour lutter contre l’informel et harmoniser la pression fiscale sur l’ensemble des contribuables, favorisant une concurrence saine.

Les incitations à l’investissement : Des allègements fiscaux ciblés pour encourager les investissements dans des secteurs stratégiques et soutenir les PME.

Ces propositions traduisent une vision où la fiscalité n’est plus perçue comme un simple moyen de collecter des impôts, mais comme un levier de développement économique. En intégrant les préoccupations du secteur privé, l’État camerounais peut créer un environnement plus propice à la croissance et à la création d’emplois.

À quand une loi de finances au service de la prospérité ?

L’analyse de ces propositions met en lumière la maturité du dialogue public-privé au Cameroun. Elles représentent une opportunité unique pour le gouvernement d’élaborer une loi de finances pour 2026 qui soit véritablement au service de l’économie réelle. La réponse de la DGI et la prise en compte de ces désidératas dans le projet de loi final seront déterminantes pour l’avenir des entreprises camerounaises et, par extension, pour la prospérité du pays.

Cette initiative de la CCIMA prouve que le partenariat entre le public et le privé est la clé d’une fiscalité moderne, équitable et efficace.

GAËL TSALA NKOLO