Depuis la fuite de quelques données « secret défense » de la présidence de la République du Cameroun, tout va dans tous les sens dans les débats politiques. Des vérités sont données même par des personnes insoupçonnées, faisant partie du sérail et/ou du comité central du parti État.
Tout porte à croire que rien ne fonctionnera plus jamais comme avant, quand l’hypocrisie et la cachoterie pour ne pas dire le mensonge de certains étaient blanchis et pris comme parole d’évangile. Nous en sommes arrivés à un point très critique : « des informations sortent de la présidence pour passer sur les réseaux sociaux sans l’être sur les média nationaux au préalable ». Ces réseaux sociaux qui jusqu’ici ne constituent qu’un canal pour des rumeurs au Cameroun auraient donc pu donner des informations sortant directement de la présidence sans avoir eu besoin de vérification.
Cette fuite peut justifier les malentendus qui existent soit dans le sérail, soit dans le comité central du parti État. Selon un des cadres du parti, « il y a des mécontents jusqu’à très proche du Président de la République ». M. Mouthé à Mbassa, puisqu’il s’agit de lui, conclura ce propos en disant : « ce sont des mécontents qui sont au Palais. Ils ont pour intention de laisser tomber le président par la mauvaise porte ». Des propos qu’il lâchera lors d’un débat télévisé de la chaîne de télévision Equinoxe.
La transition serait-elle déjà là !
Le dire à tue-tête serait peut-être exagéré ou faire de la provocation pour certains, mais il y a des signes avant-coureurs pour tout sous le ciel. Il y a encore quelques jours seulement, le doyen de la chambre haute du parlement mettait lui aussi un terme à l’inertie et à l’hypocrisie auxquelles il a longtemps été contraints en donnant son avis devant ses paires, parlant de la réelle décentralisation du pays et de la souffrance que connaissent les tribus vivant dans les deux régions Nord-Ouest et Sud-Ouest (NoSo), lui-même étant ressortissant de l’une des deux. Mfon MUKETE qui est par ailleurs l’un des pères fondateurs de ce pays et donc qui maîtrise, mieux que ses collègues sénateurs, tout sur les différents échanges survenus au moment de la création du pays.
