La place des fêtes de Ngong a transformé la commémoration de la 60ème Fête nationale de la jeunesse en un acte de réaffirmation républicaine. Sous l’égide du Sous-préfet de l’arrondissement de Tchéboa, cette édition a illustré la convergence entre l’héritage historique du référendum de 1961 et les impératifs de stabilité actuels. Dans un contexte marqué par des enjeux de sécurité régionale, la mobilisation massive des forces vives et l’encadrement rigoureux des militants du RDPC ont souligné la volonté des élites locales de placer la discipline citoyenne au cœur de la résilience nationale.

Le 11 février 2026, le stade municipal de Ngong n’a pas seulement vibré au rythme d’une parade ; il s’est fait l’écho d’une profondeur historique qui lie le destin de la jeunesse à la genèse même de l’État unitaire. Cette 60ème édition de la Fête nationale de la jeunesse, présidée par Monsieur le Sous-préfet de Tchéboa entouré d’un corps constitué de haut rang, a transcendé le simple protocole pour devenir une leçon de résilience politique et de mémoire vive. Ngong a écrit ce jour la synthèse réussie entre la solennité républicaine et la vigueur militante du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais ( RDPC ) .
La mémoire comme boussole
Pour comprendre la ferveur observée à Ngong, il convient de remonter à la source : le 11 février 1961. Cette date, loin d’être une abstraction calendaire, marque le moment où le destin du Cameroun s’est joué dans les urnes. Ce référendum, acte fondateur du « vivre-ensemble », fut le théâtre d’un choix cornélien pour le Cameroun britannique. Si le Nord choisit alors le rattachement au Nigeria, provoquant un deuil national symbolisé par les drapeaux en berne, le Sud (le Southern Cameroons) opta pour les retrouvailles avec la République du Cameroun.
Transformer cette date, initialement marquée par la déchirure et l’espoir, en une célébration dédiée à la jeunesse est un acte politique d’une grande finesse. C’est le choix de la « positive attitude » sur l’amertume. En consacrant cette journée à la « force vive », l’État camerounais a lié l’unité territoriale à la vitalité démographique. Le privilège unique accordé à cette tranche d’âge — celui d’être la seule catégorie sociale à recevoir un message direct du Chef de l’État à chaque veille de célébration — souligne cette volonté de placer la relève au cœur de l’agenda républicain.
À Ngong, l’écoute du message présidentiel a agi comme un catalyseur ,rappelant aux jeunes leurs responsabilités en matière d’entrepreneuriat et d’intégrité .
Ngong : la discipline comme réponse à l’instabilité
Dans un arrondissement de Tchéboa récemment marqué par des secousses sécuritaires, la démonstration de force et d’ordre public à Ngong prend une dimension particulière. Le défilé n’était pas qu’une succession de pas cadencés ; il fut une réponse institutionnelle et politique à la violence.
Le passage des militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) a, dans ce contexte, marqué les esprits par sa rigueur martiale. Près d’un millier de citoyens, encadrés par les élites locales — au rang desquels le Maire Hamadou Ahiwa, la sénatrice Didjatou Oumarou et les conseillers régionaux — ont foulé le sol de la place des fêtes avec une discipline qui témoigne d’un encadrement politique efficace. Au-delà du militantisme, c’est l’image d’un éveil citoyen qui a prédominé, rappelant que le parti au pouvoir entend rester le garant de la stabilité locale.
La célébration à Ngong aura été bien plus qu’une parade annuelle. Elle a permis de réaffirmer que la stabilité du Cameroun repose sur un pacte intergénérationnel solide, où la mémoire de 1961 nourrit les ambitions de demain. En affichant cette unité entre l’administration, les forces politiques et la jeunesse, l’arrondissement de Tchéboa envoie un message clair : face aux incertitudes, la discipline et le patriotisme demeurent les meilleurs remparts. Ngong a célébré la vie ,l’unité et , surtout , la pérennité d’un idéal camerounais porté par une relève au pas de cours, pour les défis du futur.
GAËL TSALA NKOLO