C’était l’objet des travaux de la session 2019 du comité national pour la réadaptation et la réinsertion socioéconomique des personnes handicapées , tenus mardi dernier à Yaoundé sous la présidence de la ministre des affaires sociales Pauline Irène Nguéné.
Placés sous le thème « la problématique de l’inclusion des personnes handicapées dans le processus de développement », les travaux avaient pour objectif de renforcer les mécanismes de protection des droits des personnes handicapées. Les assises ont donc permis de vulgariser la loi n°2010/002 du 13 avril 2010 portant protection et promotion des personnes handicapées ainsi que ses textes d’application ; de faire un plaidoyer pour la poursuite de l’élaboration des textes réglementaires tels que prescrit par le décret n°2018/6233/PM du 26 juillet 2018 fixant les modalités d’application de la loi susvisée ; et de désigner les présidents et des commissions spécialisées devant poursuivre l’élaboration des textes réglementaires. Les participants ont également axé la réflexion sur la ratification de la convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées. Le comité national pour la réadaptation et la réinsertion socioéconomique des personnes handicapées se réunissait ainsi après 3 ans d’absence.

Les personnes handicapées sont le plus souvent victimes de discrimination et de marginalisation ne bénéficiant pas toujours d’une éducation et d’une formation professionnelle appropriées pour accéder au marché de l’emploi. Bien plus, elles sont confrontées à plusieurs difficultés qui ne favorisent pas leur inclusion sociale. On peut citer par exemple, les obstacles relatifs aux coûts et méthodes d’enseignement, à l’accessibilité aux technologies de l’information et à la communication, aux infrastructures et édifices ouverts au public, à la qualité du travail offert ainsi que la persistance des préjugés.
