6 ANS AU SERVICE DES NKAMOIS ET DE LA RÉPUBLIQUE: NOTRE BILAN !
Par Jacques Maboula, Maire sortant de la commune de Yabassi.
Nkamois, Nkamoises, mes très chers concitoyens.
Il y a six ans, vous m’avez confié la destinée de notre ville Yabassi. Permettez-moi de vous remercier pour cette estime, marque de sympathie et de confiance à laquelle je reste très sensible, et dire ma gratitude à tous ceux et celles qui, à mes côtés, ont partagé de lourdes responsabilités. Un grand merci aux conseillers municipaux, à tous les collaborateurs agents et cadres communaux, aux autorités administratives, traditionnelles, religieuses et tout particulièrement au président de la République et chef de l’Etat Paul Biya, ainsi qu’aux gouvernements successifs qui nous ont permis de réaliser certains projets majeurs de notre mandat.
A l’heure de dresser un bilan, je mesure que le maire n’est rien sans le soutien et la solidarité de tous. S’il m’était demandé de définir cet élan de solidarité, de soutien et de complicité, j’oserai répondre que c’est un engagement commun et fraternel pour l’amour de notre commune qui depuis des années, et nous le savons tous, ploie sous le poids d’une pauvreté exsangue. Dans mon combat quotidien pour y mettre un terme, certaines choses ont certainement été dites ou faites qui n’ont pas plu à tout le monde. Si j’ai pu froisser quelqu’un ou déplaire aux autres, ce fût par maladresse et je demande humblement pardon. La tolérance étant la charité de l’intelligence, je sais que je serai pardonné.
En 2013, lors de mon élection en tant que Maire pour porter les larmes, les cris de souffrances et la détresse des lésés de Yabassi et du Nkam aux yeux de la nation et du monde, j’ai lancé un slogan fédérateur pour tous les yabassiens : « DEBOUT YABASSI pour le combat du développement du Nkam ». Parce que je crois en une République de l’égalité des chances, je m’engageais ainsi à œuvrer pour notre département en général et Yabassi en particulier qui n’avaient pas reçu depuis plusieurs décennies ses quotes-parts de l’égalité des chances. Certainement du fait d’une centralisation opaque de l’investissement public réalisé qualitativement et quantitativement toujours au rabais, et quelques fois de manière fictive au détriment du Nkam et de la République. Nous nous sommes tus sur nos souffrances, nos calvaires et nos misères, aux yeux de la nation et du monde, pour assurer nos conforts de vie familiale et financiers au quotidien pendant que la grande majorité crevait en silence. Tel est le dur et triste constat que nous avons tous fait de la réalité de de notre terroir, avec en prime la terreur que l’on fait subir à tous ceux qui osent sortir du lot pour promouvoir une autre politique.
Conscient du handicap qu’est la centralisation excessive de l’investissement public, et de ses conséquences perceptibles sur la dégradation accélérée de nos terroirs, il était impératif pour notre exécutif municipal de conjuguer au lobbying intense des structures gouvernementales, un plaidoyer puissant et permanent pour rattraper notre grand retard infrastructurel et socio-économique par rapport aux autres départements du Cameroun. En effet, pour redonner espoir aux yabassiens et rétablir une confiance solide en la République, ses institutions et ceux qui l’incarnent au quotidien, nous avons dû batailler dur.

Ainsi, face aux enjeux que sont la paix et la stabilité durables, la prospérité nationale et l’unité de la République ; face aux nouveaux défis qui interpellent notre nation, il est évident que de nouveaux acteurs s’imposent plus que jamais dans notre terroir pour réaliser notre idéal, notre projet politique qui reste et demeure bâtir ensemble la plus belle municipalité agro-forestière d’Afrique centrale. Pour y parvenir il est impératif de mettre un terme au centralisme opaque à l’origine de notre infortune collective, car, Yabassi et le Nkam en général est le produit d’une mal gouvernance l’ayant sacrifié sur l’autel de la cupidité, de l’opportunisme et de l’affairisme public. Comment expliquer en effet que de nombreux projets issus des marchés publics ne soient pas exécutés à ce jour ? Où en est-on avec les travaux des axes Carrefour des huit routes-Manyongo-Dibombè, Njock Nkake-nouveau site de l’ISH, Carrefour des huit routes- Ndogmissambè… ? Que sont devenus ces nombreux projets à gestion centrale disparus sans aucune réalisation perceptible ? Vous comprenez pourquoi notre première bataille se devait d’être le montage des projets pour notre terroir, et plaidoyer, jours et nuits, auprès du gouvernement et du président de la République pour réparer ces injustices à l’endroit de nos populations.
