Les ménages sont de plus en plus tournés vers la patate dans un contexte marqué par la hausse des prix des denrées de premières nécessités. La patate douce se mange à toutes les sauces dans la ville de Bafoussam. Chacun y va selon ses goûts.
Elle est actuellement consommée comme complément des légumes de plusieurs variétés, du haricot, du « koki » ou sous forme pilée. La patate douce se trouve être l’aliment qui soulage des ménages face à certains produits comme la banane et le plantain devenus rares et onéreux sur le marché.
« J’avais programmé accompagner le ndolé du plantain mûr. Malheureusement, au marché, j’ai constaté que le repas est plus coûteux. Avant de trouver le plantain, il a fallu faire le tour des vendeurs. Celui qui m’a été présenté non seulement ne peut nourrir toute ma famille. Mais aussi, il va prendre toute la ration. J’ai été obligée de changer le menu du jour en faveur de la patate douce accompagnée des choux sautées », confie Paulette Sonkeng, ménagère de retour du marché Casablanca dans la ville de Bafoussam.
