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Bauxite de Minim-Martap : Une mine d’opportunités pour l’EGEM et l’Adamaoua

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Le 24 septembre 2025 marque un tournant pour l’économie camerounaise, et plus particulièrement pour la région de l’Adamaoua. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Dion Gute, a officiellement lancé les travaux d’exploitation du gisement de bauxite de Minim-Martap, un projet colossal qui s’inscrit dans la vision de développement économique du Chef de l’État. Avec des réserves estimées à près de 99 millions de tonnes, ce gisement promet de créer une dynamique positive pour l’emploi et l’activité économique locale.

Une manne de bauxite pour l’Adamaoua

L’analyse du sol a révélé un potentiel minier exceptionnel : une bauxite de haute qualité avec une teneur de 51 % en alumine. Les projections tablent sur une cadence de production annuelle d’environ 5 millions de tonnes, permettant une exploitation industrielle soutenue sur une période de 20 ans. Cette ressource naturelle est une véritable aubaine, susceptible de transformer le paysage socio-économique de la région et de générer une croissance durable. L’ouverture de cette mine est un catalyseur de développement, créant pas moins de 1000 emplois directs et indirects au bénéfice des communautés riveraines, une initiative qui répond directement aux attentes des populations en matière d’amélioration de leurs conditions de vie.


L’EGEM, un acteur clé de cette dynamique

Au cœur de cette effervescence minière, l’École de Génie Chimique et d’Exploitation Minière (EGEM), rattachée à l’Université de Ngaoundéré, se positionne comme un partenaire stratégique. Le recteur de l’université, le Pr Mamoudou Abdoulmoumini, et le directeur de l’EGEM, le Pr Léopold Ngoune Tatsadjieu, ont assisté à cette cérémonie, soulignant l’implication de l’institution dans le projet. L’EGEM est désormais en pole position pour former la main-d’œuvre qualifiée nécessaire à cette exploitation, capitalisant sur son expertise et ses équipements de pointe.

Il est à noter que l’école a récemment bénéficié d’un don de 45 000 000 FCFA de la part d’Addax Petroleum, un partenariat qui a permis l’acquisition de matériels de laboratoire de dernière génération. Ces équipements renforcent la capacité de l’EGEM à proposer une formation en adéquation avec les exigences de l’industrie minière, plaçant l’école au centre des enjeux de l’exploitation de la bauxite de Minim-Martap.

En tirant son épingle du jeu, l’EGEM ne se contente pas de former de futurs professionnels, elle participe activement à la réussite de ce projet national. Cette synergie entre le secteur public, le monde académique et les entreprises privées illustre un modèle de développement prometteur pour l’avenir du Cameroun.

GAËL TSALA NKOLO

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