Longtemps, la région de l’Est a été contée comme une terre de richesses enfouies, une forêt de promesses où l’économie semblait s’arrêter au seuil des pistes boueuses. Mais ce samedi 3 janvier 2026, au quartier Kano, le ruban coupé par le Gouverneur Grégoire Mvongo a fait voler en éclats un vieux plafond de verre. L’inauguration du Continent Hôtel n’est pas un simple fait divers commercial ; c’est un acte de foi politique et économique.
Pendant que certains attendent tout de l’État, le promoteur Tangye Solomon et ses partenaires ont compris que l’émergence ne se décrète pas : elle se bâtit, brique après brique, étage après étage. En dotant Bertoua d’un standard 4 étoiles, ces investisseurs posent un diagnostic clair : la « Belle de l’Est » est mûre pour le monde. Elle ne veut plus être une simple zone de transit pour le bois et l’or, mais une destination où l’on s’arrête, où l’on négocie, et où l’on vit le luxe et le confort.
L’implication de Jean Marie Dimbele Sodea, le maire « Goleador », témoigne de cette synergie nécessaire entre l’administration et le privé. Car, qu’on ne s’y trompe pas : chaque chambre d’hôtel créée est un rempart contre le chômage des jeunes de l’Est, chaque salle de conférence est un catalyseur pour les investissements miniers et forestiers à venir.
L’annonce d’une tour de neuf niveaux n’est plus un rêve, c’est une trajectoire. Bertoua ne regarde plus vers Yaoundé ou Douala avec envie ; elle regarde désormais vers son propre horizon. Le Continent Hôtel est le nouveau phare de cette ambition. Aux autres investisseurs, le message est envoyé : le terrain est prêt, le climat est favorable, l’Est n’est plus l’arrière-pays, c’est la nouvelle frontière du succès camerounais.
GAËL TSALA NKOLO
