CAMEROUN : Semaine internationale des Archives

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La salle politique du Musée national a abrité le vendredi 13 Juin 2020 à Yaoundé, la cérémonie de la présentation de la plateforme de veille pour la collecte des données liées au COVID-19 par Mme la directrice des Archives Nationales dans les activités marquant la 13ème journée mondiale des Archives (9 Juin) qui a fait l’objet de toute une semaine du 8 au 14 Juin.

Présidée par le ministre des Arts et de la Culture Pierre Ismaël BIDOUNG MKPATT, la 13ème édition est marquée par le contexte de la pandémie d’où le thème: « renforcer les sociétés du savoir pour faire face aux enjeux de la décentralisation dans un contexte de la pandémie COVID-19 ». Ceci impose le phénomène de la mondialisation qui impacte le processus de décentralisation encours au Cameroun par une mobilisation de l’intelligence artificielle qui induit une conservation numérique des données et les nouvelles méthodes de travail qui en découlent avec de nouvelles modalités transactionnelles entre organisations fondées principalement sur l’usage des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).

« L’objectif est de renforcer les sociétés de savoir en cette période particulière de crise sanitaire, interpeller davantage les Archives Nationales, bras séculier et banque d’informations de l’Etat, dans l’accompagnement institutionnel à la mise en place du réseau des archives des collectivités territoriales tel que prévu par les textes en vigueur. L’Etat du Cameroun soucieux, très attentif aux recommandations des institutions internationales, continue d’assurer la protection et la valorisation du patrimoine archivistique national ». Dixit Pierre Ismaël BIDOUNG MKPATT.

Les sociétés du savoir ont pour mission de produire davantage, utiliser et partager les savoirs à l’échelle locale, nationale et mondiale pour mettre en exergue l’expertise, la créativité et l’innovation pour une gestion fondamentale du savoir avec une base de données fiable dans un monde de plus en plus interdépendant. Le contexte de la pandémie à COVID-19 vient ainsi renforcer la société de savoir et favoriser l’information donc l’impact sur la vie des gens peut-être salutaire avec une politique durable grâce à la bonne information qui est un droit à la santé. La complexité du coronavirus sur la planète impose une humilité collective car l’enjeu est bien réel, celui de positionner à tous les niveaux la documentation sur la pandémie afin de capitaliser les savoirs. Les archives vont jouer pleinement leurs rôles sous l’accompagnement du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) leurs domaines de prédilections que sont les données, l’information, le savoir, le document et l’archive. Le dispositif de veille autour de le COVID-19 est en phase d’expérimentation au Cameroun et a pour rôle de permettre à l’Etat du Cameroun de disposer des informations COVID-19 accessibles à tout le monde grâce à une collecte, un classement et une communication pour le compte de l’Etat du Cameroun de toute la production endogène sur et autour de la COVID-19, quelque soit la nature avec un accent sur les supports numériques.

Quatre ingrédients pour la mise en cohérence sont nécessaires à savoir: la participation sur le plan national de tous les acteurs, l’encadrement juridique conséquent, des moyens importants pour son déploiement, mais surtout une expertise produit. Ensemble nous sommes forts, ensemble nous vaincrons. Notre avenir est lié à la donnée (sa valorisation) une traçabilité garantie, pour ses usages et ses outils.

Réaction

Dr Esther OLEMBE , directrice des archives nationales

« Le dispositif de veille informationnelle que nous sommes en train de développer aux archives nationales a essentiellement orienté la collecte vers tout ce qui est nécessaire le COVID-19. Nous voulons avoir une base de données nationale sur tout ce qui est fait autour. Comme vous l’avez remarqué, dans tous les pays au monde, chacun essaye de trouver les solutions, nous avons besoin de nous baser sur une bonne information. Il est donc question aujourd’hui de prendre toutes les pratiques et savoirs même endogènes, de la pharmacopée Africaine qui pourra faciliter pour une autre pandémie. »

Clément NOUMSI

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