CORONAVIRUS: Les camerounais et le virus des blancs…

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Depuis leurs postes récepteurs et les réseaux sociaux les camerounais ont vécu les ravages en Chine, en Europe et en Amérique de ce virus, malveillant. Considéré par certains comme catastrophe éloignée, le CORONAVIRUS a fini par faire son nid au Cameroun comme dans plusieurs pays du continent. Mais il se trouve encore une frange de la population dite traditionnelle qui n’accorde pas du crédit à tout ce qui se fait autour.

Le 1er mai, le gouvernement camerounais a assoupli les mesures contre la propagation du CORONAVIRUS, une décision saluée par une bonne partie de la population qui a vu en cela la force des camerounais sur ce virus venu d’ailleurs et qui n’a pas de pouvoir sur les africains. Conséquence, relâchement dans le respect des mesures de protection. Dans les débits de boisson, beaucoup se promène sans masque, sans respect de la distanciation physique. Leur argument « ce virus est une affaire des « blancs », les africains ne sont concernés en rien » . Les camerounais en particulier et les africains en général ont la peau dure, le Paludisme, Ebola, Grippe et autres épidémies, ils l’ont toujours surmontée. Ce qui scandalise dans leur discours c’est d’affirmer n’avoir pas encore vu un malade de COVID-19.

De plus certains camerounais se sont lancé dans une auto médication à base de breuvage sortie tout droit des zones rurales. Sans en respecter les dosages et des posologies prises au pif. Conséquence, le Cameroun qui était encore à près de 500 contaminés a vu ce taux de contamination exploser en quelques jours pour atteindre les 1500 cas. Et depuis lors le gouvernement, multiplie les stratégies pour mettre en sécurité les contrevenants. Au niveau de la loi, l’article 260 du Code pénal stipule que : « est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans celui qui par sa conduite, facilite la communication d’une maladie contagieuse et dangereuse ».

Ce phénomène de virus importé qui n’aurait pas d’effet sur les africains a été observé à une certaine époque ou le VIH-Sida débarquait en Afrique. On a vu avec le temps, où les conséquences de ces croyances sans fondement ont mené le continent. Les populations, eurent au quotidien, et la répression apparait comme une solution pour faire plier les derniers des mohicans de l’irresponsabilité, du mythe de la toute-puissance du noir sur les « maladies des blancs ».

Agnès DAITIKAO

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