Football : le Ballon d’Or frisé à son tour par le Coronavirus

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Un autre grand choc pour le football mondial. Le ballon d’or France Football ne sera pas décerné cette année 2020. C’est une première en 64 ans. La faute une fois de plus à la pandémie du Covid-19. La distinction a été avortée faute de conditions équitables suffisantes.


Messi et Rapinoe (de même que De Ligt et Alisson, vainqueurs des Trophées Kopa et Yachine) vont devoir attendre un an. Les lauréats de la dernière édition du Ballon d’Or n’auront pas de successeurs en fin d’année. Parce qu’il n’y aura pas d’édition Ballon d’Or 2020. Les responsables du célèbre magazine ont justifié cette annulation en 6 points importants.

Ils disent tout d’abord, simplement vouloir s’arrimer aux exigences de cette année aussi singulière et particulière avec l’avènement du coronavirus. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir que s’entêter.

Il n’y aura pas de ballon d’or par solidarité pour ce que traverse la planète entière. Car ledit trophée véhicule des valeurs d’exemplarité, de solidarité et de responsabilité que la seule excellence sportive.

Les éventuels nominés doivent bénéficier des mêmes chances et doivent être évalués sur la base d’un nombre égal de matchs joués et de compétitions disputées. L’équité qui prévaut pour ce titre honorifique ne pourrait être préservée, notamment au niveau statistique et également de la préparation dans le contexte actuel. Tous les aspirants à la récompense ne pourraient pas être logés à la même enseigne, certains ayant vu leur saison amputée radicalement, d’autres non. Comparer l’incomparable serait donc inconcevable.

Il est par ailleurs question pour France Football, d’éviter d’avoir dans les annales, un trophée décerné au rabais.  Le journal ne veut pas courir le risque d’avoir un astérisque indélébile du style « trophée remporté dans des circonstances exceptionnelles dues à la crise sanitaire du Covid-19 ». « Nous préférerons toujours une petite entorse (à notre histoire) à une grosse cicatrice. C’est la première fois, depuis 1956, que le Ballon d’Or fait une pause. La parenthèse ne nous enchante pas, mais nous semble la plus responsable et logique. Protéger la crédibilité et la légitimité d’une telle récompense, c’est aussi veiller à son irréprochabilité dans le temps. »

Deux mois (janvier et février), sur les onze généralement requis pour se faire une opinion et départager les meilleur(e)s, c’est beaucoup trop peu pour jauger et juger, étant donné que les autres matches se sont déroulés – ou se dérouleront – ensuite dans d’autres conditions et formats (huis clos, cinq remplacements, Final 8 européen sur un seul match). Toutes ces nouvelles contraintes sont trop éloignées du panorama habituel et fausseront grandement les statistiques. « On ne peut se résoudre à nous appuyer sur des saisons estropiées, avec autant d’aménagements particuliers, pour élire les meilleurs. Les meilleurs de quoi, au fait ? Ce ne serait pas digne de notre histoire. »

Sur les quelque 220 jurés (hommes et femmes confondus) répartis dans le monde entier, certains ont pu être distraits ou détournés de leur mission d’observation en raison d’autres priorités et urgences à gérer. Ce qui leur semble logique et à prendre en compte.

C’est indéniable que l’histoire du Ballon d’or est trop précieuse pour prendre le risque de l’abîmer avec un exercice bancal. « En ces temps agités, s’offrir une parenthèse est un luxe en même temps qu’une inestimable nécessité. Pour que le football, dans son ensemble, retrouve de l’allant et de l’élan, de la passion et de l’émotion. »

Il n’y aura donc pas de cérémonie du Ballon d’Or à la fin de l’année, mais c’est loin d’être le seul événement footballistique important à être annulé ou reporté. L’Euro, les Jeux Olympiques et la Copa America n’ont, pour rappel, pas pu se disputer non plus à la date prévue, au même titre que la Coupe d’Afrique des Nations.

Lydienne NDEDI

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