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La question de l’insalubrité dans la ville de Yaoundé reste une préoccupation majeure du fait des multiples déchets que l’on rencontre de part et d’autre. Au vue de la crise sanitaire que traverse le monde, il est urgent de remédier à ce phénomène.


Nous sommes à Melen, au lieu-dit Polytech, l’un des quartiers les plus populaires de la ville de Yaoundé. Il est impossible de parcourir 50 mètres dans cette partie de la ville sans tomber sur un tas d’ordures déposé par les citoyens.  Les bacs à ordures servant de dépotoir d’ordure sont pleins.

Bouteilles, des sachets plastiques ainsi que des emballages de toutes sortes sont jetés au sol, tout au long de la route et même sur la chaussée. Impossible pour un passager de sillonner ce secteur sans se couvrir le nez et avoir des nausées à cause des odeurs nauséabondes et pestilentielles qui s’y dégagent.

Les riverains ont de mal à respirer. Même les caniveaux ont été transformés en un dépotoir de déchets. C’est la même situation qu’on observe dans d’autres quartiers environnants. Des plastiques qui s’envolent comme des cerfs-volants, des ordures ménagères et des débris de nourritures qui s’émiettent aux pas des usagers de la route.

Les automobilistes sont obligés de réduire la vitesse et rouler avec délicatesse. On se croirait à un festival des mouches et des moustiques lorsqu’on traverse les rues et ruelles de ce quartier. Jean, un riverain nous révèle sa désolation face à cette situation : « Nous voyons bien que c’est à cause des ordures jetés à tort et à travers par les populations. Il s’agit tout juste de l’incivisme de certains qui au lieu de jeter les ordures dans les bacs à ordures, ils préfèrent les jeter par terre près du bac. Et tout le quartier commence à dégagé. »

A ces propos s’ajoute celui de Mathias qui nous dit ouvertement que le marché Mokolo, où il passe la majeure partie de sa journée est vraiment très sale. Face à cette situation les populations de ce quartier optent pour l’incinération de ses ordures. Et cette action reste sans conséquence ; car elle créé une pollution atmosphérique.

Malgré les passages rarissimes des agents d’hysacam qui sont chargés de l’assainissement et du ramassage d’ordures, malgré l’instauration des journées propres dans certains coins de la ville, la situation reste inquiétante.

C’est le cas de Ngoa-Ekéllé plus précisément à la cité universitaire, chaque jeudi les commerçants des environs s’attèlent à la tâche qui, est celui de mettre la propreté. Cependant, pour améliorer la situation, la société d’Hygiène et de Salubrité du Cameroun a modifié son mode opératoire en augmentant la fréquence des ramassages des déchets de manière continue et en collectant les ordures uniquement dans la nuit. En outre tout citoyen du pays doit être conscient de cette situation que vit nos différentes villes. S’y on met tous la main à la patte, il est certain que le pays vaincra cette situation galopante.

Agnès DAITIKAO

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