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JIF 2026 : Le MINPROFF pose les jalons d’une célébration sous le signe de la rigueur et de l’inclusion

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Par une matinée empreinte de solennité le 2 janvier 2026, l’esplanade du bâtiment annexe des services centraux du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a servi de cadre au lancement officiel des préparatifs de la 41ème Journée Internationale de la Femme (JIF). Sous la présidence de Marie Thérèse Abena Ondoa, cette première réunion préparatoire élargie a tracé les sillons d’une édition 2026 placée sous les impératifs de discipline, de sécurité et d’efficacité administrative.

L’enjeu est de taille : transformer la ferveur militante du 8 mars en une démonstration d’ordre et de cohésion nationale. Pour ce faire, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a réuni un aéropage d’acteurs hétéroclites — administrations publiques, secteur privé, société civile et autorités religieuses — afin d’accorder les violons avant le jour J.

L’exigence de discipline comme leitmotiv

Dès l’ouverture des travaux, Marie Thérèse Abena Ondoa a fixé le cap : la célébration de la femme ne saurait s’affranchir des règles républicaines. Le traditionnel défilé, point d’orgue des festivités, sera régi par une main de fer. Seules les structures dûment enregistrées fouleront le bitume, avec une injonction stricte au respect des effectifs et des codes vestimentaires.

Cette quête d’esthétique et de dignité a été relayée par Pancrace Ngong Ntsama, représentant la Commission Célébration, qui a martelé l’importance de l’organisation des rangs. La sécurité, loin d’être un accessoire, demeure la pierre angulaire de cette mobilisation de masse.

Rationalisation administrative et délais de rigueur

L’innovation de cette session préparatoire réside dans la volonté manifeste de rompre avec l’amateurisme logistique. Madame Wanko Nkouh Augustine Michèle, porte-voix de la Commission Secrétariat, a posé un diagnostic sans complaisance sur les lenteurs habituelles. Pour pallier les les goulots d’étranglement dans le traitement des invitations et de l’accès à la tribune officielle, une date couperet a été actée : le 20 février 2026.

Au-delà de ce délai, aucune liste protocolaire ne sera admise. Cette rigueur calendaire vise à assurer une fluidité dans la transmission des billets d’accès et une coordination sans faille avec les points focaux des différentes administrations. Par ailleurs, les inscriptions au défilé, ouvertes en présentiel et par voie numérique, seront closes le 27 février.

Le pagne, emblème d’une unité retrouvée

Au-delà des aspects techniques, la réunion a offert l’occasion de dévoiler le pagne officiel de la JIF 2026. Plus qu’un simple textile, cette étoffe s’affirme comme le symbole de la solidarité féminine et l’étendard d’un Cameroun qui célèbre ses mères et ses filles dans un élan de cohésion nationale.

En parallèle, le volet économique n’est pas en reste. Lafortune Makota, pour la Commission Foire et Expositions, a esquissé les contours d’une vitrine promotionnelle qui permettra aux femmes d’exposer leur savoir-faire, transformant ainsi la fête en une opportunité d’affaires et de réseautage.

En lançant ce compte à rebours dès l’entame de l’année, Marie Thérèse Abena Ondoa impose une méthode : celle d’une planification rigoureuse pour que le 8 mars 2026 ne soit pas seulement une date calendaire, mais le reflet d’une nation organisée, inclusive et résolument tournée vers le progrès.

GAËL TSALA NKOLO

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