L’inclusion des réfugiés ne peut plus se concevoir sans une intégration numérique sécurisée. Alors que l’accès à Internet devient un service essentiel, la campagne menée par l’ANTIC et le HCR du 20 au 30 janvier 2026 dans l’Est, l’Adamaoua et l’Extrême-Nord du Cameroun marque un tournant. Il s’agit d’offrir aux déplacés bien plus qu’une simple connexion : une véritable armure numérique.

Briser l’isolement par la maîtrise technologique
Pour un jeune réfugié, maîtriser les TIC signifie accéder à des ressources éducatives mondiales, maintenir un lien vital avec ses proches et explorer des opportunités de subsistance indépendantes de sa situation géographique. Cependant, cette fenêtre ouverte sur le monde est aussi une porte d’entrée pour les prédateurs du web.
L’impact social de cette campagne est immédiat :
Réduction de la vulnérabilité : En apprenant à identifier les fraudes et les tentatives de manipulation, les élèves et étudiants deviennent moins vulnérables à l’exploitation en ligne.
Renforcement de la cohésion sociale : En associant communautés d’accueil et réfugiés dans les mêmes sessions de formation, l’initiative favorise une compréhension mutuelle et un civisme numérique partagé.
Émancipation économique : La cybersécurité est le socle de toute activité commerciale en ligne. Sensibiliser ces populations aux bonnes pratiques, c’est leur permettre de bâtir des projets générateurs de revenus sur des bases solides et sécurisées.
Vers une protection global
La mission de l’ANTIC et du HCR va au-delà de la simple prévention. Elle vise à instaurer une culture de la confiance numérique. En protégeant les utilisateurs contre les risques cyber, on transforme la technologie en un levier d’ascension sociale et un rempart contre la précarité.
Cette initiative rappelle que la dignité humaine, dans le monde moderne, passe aussi par l’intégrité de son identité numérique. Le Cameroun, à travers ce partenariat, réaffirme sa volonté de ne laisser personne au bord du chemin numérique. Sécuriser le parcours digital d’un réfugié, c’est lui donner les clés de son propre avenir.
GAËL TSALA NKOLO