LUPUS: PLUSIEURS MALADIES EN UNE.

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Très peu de cas de malades du Lupus sont déclarés au Cameroun. Pourtant plusieurs camerounais sont lupiques, mais ils n’ont pas connaissance de leur diagnostic. Les causes de ce dysfonctionnement du système immunitaire, sont encore inconnues.


Le seul constat matériel est que les jeunes femmes en âge de procréer (tranche 12-40 ans) sont les plus atteintes. Neuf femmes pour un homme, sont Lupiques. C’est après plusieurs mois voir années de maladie sans traitement spécifique, que les patients finissent par mettre un nom sur les différents maux dont ils souffrent. Très peu de médecins ont spécifié leurs études sur le LUPUS. L’un des rares, Le Neurologue et Epileptologue Daniel GAMS DASSI en occurrence, a pris en charge quelques lupiques déclarés au cameroun.

Gislaine MANGOUA, malade de LUPUS.

Le LUPUS est une maladie auto-immune. Les cellules de défense du corps qui produisent les anticorps censés défendre l’organisme, se retournent plutôt contre les tissus de l’organisme et les endommagent. En général, le diagnostic se base sur les manifestations cliniques. Les symptômes de la maladie du LUPUS peuvent être sur le plan cutanée, sur la peau. On peut donc avoir un érythème qui se présente au niveau du visage en aile de papillon et de masque de loup pour certains patients. On peut également avoir des signes neurologiques. Notamment des syndromes dépressifs, des signes cardiaques, des signes rénaux, une insuffisance cardiaque et des signes postereo articulaires qui vont faire en sorte que le patient ait des douleurs et des déformations articulaires.

Le LUPUS est une maladie rare! La recherche sur cette infirmité avance. Mais la recherche n’est pas encore au niveau de pouvoir actuellement donner un traitement pour guérir du LUPUS. Car, on ne connaît pas exactement la cause de cette affection. « En général, ce qui est prescrit au patient, ce sont des anti-inflammatoires, les immuno-modulateurs et les immunosuppresseurs. » précise le docteur Daniel GAMS DASSI.

Témoignage d’une malade

La présidente de l’association J’AI UN LUPUS Gislaine MANGOUA, fait partie des premiers cobayes de cette attaque qui détruit tout le corps. « Tout a commencé à l’âge de 31 ans. Je souffre réellement, alité depuis au plus deux ans. J’avais des ulcères dans la bouche, des blessures sur la langue. J’avais aussi, des crampes musculaires qui ont pénétrées mon corps, par les orteils. J’ai eu des pertes de sommeil et un état anxio-dépressif grave. Des douleurs dans le dos, des douleurs nerveuses…

…Au fur et à mesure que le temps passait, les symptômes se multipliaient. Je ne pouvais plus passer deux jours sans passer en pharmacie, pour acheter les médicaments. Le corps était attaqué de partout. Jusqu’à ce que survienne ma première crise d’anémie sévère doublée d’une atteinte musculaire qui m’ont paralysées. J’ai fait près d’un mois d’hospitalisation sans qu’on ne sache exactement de quoi je souffrais. Je savais juste que j’avais le système nerveux attaqué. Après cette première attaque j’ai fait une rééducation, c’est allé mieux. Mais quelques mois plus tard, je rechute et je retourne à l’hôpital pour les mêmes symptômes. Jusque là, on ne sait toujours pas de quoi je souffre réellement. »

« C’est vers la troisième et quatrième attaque que je rencontre le docteur Daniel GAMS à l’Hôpital Général de Douala. Je lui ai fait le récit de tout ce que je vivais et il a soupçonné un LUPUS. Il a donc dirigé toutes ses recherches sur le LUPUS. Et ses soupçons se sont confirmés au vu des résultats qu’il a obtenu ». Gislaine MANGOUA encadre aujourd’hui ses plus jeunes frères et soeurs, également atteints de ce mal.

« Il faut totalement s’éduquer sur la maladie, il faut accepter et revoir tous ses plans de vie. Donc j’ai dû accepter la maladie, j’ai dû me ménager parce qu’ il faut vraiment veiller sur son alimentation. Il faut éliminer les facteurs de stress. Il ne faut pas pratiquer une activité physique régulière »… »Depuis que j’ai découvert la maladie, mon quotidien c’est la rééducation. Même pour faire le ménage et la cuisine. Je me rééduque sur tous les plans. J’ai appris à revivre car j’étais presque mourante quand on a su de quoi je souffrais. »

Les lupiques doivent éviter de s’exposer longtemps au soleil. Ils doivent exclure tout ce qui est gras, sucré, salé et épicé de leur alimentation. « J’ai ajouté à mon alimentation, des fruits et des légumes. »

Les Lupiques pour la plupart réticents, sont appelés à partager leur expérience à témoigner. Ce qui permettra d’aider ceux qui souffrent énormément de cette maladie, sans le savoir. Les malades du LUPUS doivent sortir du silence et se rendre disponible pour la recherche. Ils doivent accepter d’être des cobayes.

Lydienne NDEDI

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