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jeudi, septembre 23, 2021
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UNIVERSITÉ DE DSCHANG : UN COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA LUTTE CONTRE LA CYBERSÉCURITÉ ORGANISÉ A YAOUNDÉ

Face aux fraudes bancaires perpétrées par les cybercriminels, les experts préconisent la vulgarisation de la culture de la cybersécurité et son intégration au cœur de la transformation numérique.

En décembre 2020, Minette LIBOM LI LIKENG, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), déclarait au cours du lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur la cybersécurité et l’usager responsable des réseaux sociaux, qu’il a été enregistré en 2018, 3388 cas d’usurpations d’identités.  En 2019, continuait-elle, plus de deux millions de plaintes relatives au scamming, ainsi que près de six milliards de FCFA de pertes relatives aux fraudes bancaires, avait été relevées, sans omettre que 11617 vulnérabilités ont été détectées sur les sites web des administrations publiques.

Prenant cette situation au sérieux et dans l’optique de lutter contre ces menaces, le premier colloque international sur la cybercriminalité et la cybersécurité a été organisé du 6 au7 mai 2021 au palais des congrès de Yaoundé, à l’initiative de l’université de dschang. Venus des cinq continents, les experts ont planché sur les voies et moyens de venir à bout de la cybercriminalité dans un Cameroun et une Afrique de plus en plus digitalisée.

En réalité, le constat est alarmant. D’après les données 2020 de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) 1,1 million de victimes de fraudes à la carte bancaire sont enregistrées par an au Cameroun, avec plus de 83% de smartphones infectés par des logiciels malveillants. 65 vols de données par seconde sont enregistrés ainsi que 140 attaques liées au pitching par heure et chaque année, une entreprise subit environ 29 cyberattaques.

Des chiffres qui ont connu une nette augmentation avec l’apparition de la pandémie Covid, a accentué l’usage des TIC. L’addiction, l’exposition de la vie privée, la perte de la propriété des données échangées, l’usage de faux, vol d’identité, la désinformation, le harcèlement, les cyber intimidations, sont entre autres risques auxquels sont exposés les internautes et les entreprises au quotidien au Cameroun.

Face à ce constat et en guise de recommandations, les experts préconisent la vulgarisation de la culture de la cybersécurité et son intégration au cœur de la transformation numérique. Aussi, conseillent-ils, face à la faiblesse des architectures de sécurité, la pénurie des personnels qualifiés et le non-respect de la règlementation, la mise en place d’un système d’authentification, un système de non répudiation des données et un système de confidentialité pour protéger les données.

Pour rappel, à la fin de l’année 2018, la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a classé le Cameroun dans le top 10 des pays les innovants en Afrique. Mais les cyberattaques se multiplient avec les hackers de plus en plus organisés, soulignant ainsi la vulnérabilité des pays.

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