Réunies en session ordinaire ce 29 décembre, les forces vives de la commune d’Ayos ont validé une enveloppe budgétaire record. Entre réalisme comptable et volontarisme politique, l’exécutif municipal parie sur une mutation structurelle du territoire
L’Hôtel de Ville d’Ayos a servi de cadre, ce dimanche, à un acte fondateur pour l’avenir de l’arrondissement. Sous l’égide du maire Ndongo Biko’o Paul, et en présence du Préfet du département du Nyong-et-Mfoumou — garant de la tutelle de l’État — le conseil municipal a adopté le budget de l’exercice 2026. Arrêté en équilibre, en recettes et en dépenses, à la somme de 2 817 761 145 FCFA, ce document financier marque un tournant dans l’ambition de développement de cette collectivité territoriale décentralisée.

Un pacte de cohésion et de modernité
Au-delà de l’arithmétique budgétaire, cette session s’est distinguée par la densité du consensus politique. En associant les chefs traditionnels, les élites et les forces vives à cette délibération, la municipalité d’Ayos réaffirme l’importance de la « démocratie de proximité » dans la gestion de la chose publique.
Le maire Ndongo Biko’o Paul n’a d’ailleurs pas manqué de souligner la dualité de cette feuille de route : « Ce budget est à la fois réaliste et ambitieux. Il répond aux défis actuels tout en préparant l’avenir de notre commune ». Cette déclaration traduit une volonté d’optimiser les ressources propres de la commune tout en captant les dotations de l’État pour financer des infrastructures de nouvelle génération.
Cinq piliers pour une croissance inclusive
L’architecture budgétaire 2026 repose sur une stratégie quinquepartite visant à sortir Ayos de la simple gestion courante pour entrer dans une phase d’investissement structurant :
- L’efficience du service public : Moderniser l’appareil administratif pour une meilleure réponse aux usagers.
- Le bouclier social : Un soutien accru aux familles et aux populations vulnérables.
- Le développement local : Impulser l’attractivité économique du territoire.
- L’impératif écologique : Intégrer la transition durable dans les projets d’aménagement.
- La concorde civile : Renforcer le tissu social pour un vivre-ensemble harmonieux.
Le défi de l’exécution
Si le vote du budget constitue une victoire politique, le véritable test pour l’exécutif communal résidera dans son taux d’exécution. Les projets phares annoncés, fruits de longs débats parlementaires locaux, sont désormais attendus au pied du mur par les administrés.
Dans un contexte de décentralisation accélérée, Ayos semble vouloir se positionner comme un pôle de dynamisme dans la région du Centre. Les prochains mois seront décisifs pour observer si cette “ambition de 2,8 milliards” se traduira par une amélioration tangible de l’indice de développement humain au sein de l’arrondissement.
GAËL TSALA NKOLO