CAMEROUN : LA DÉPIGMENTATION DE LA PEAU, LES FEMMES À LA RECHERCHE DU TEINT VIF

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Nombreuses sont des femmes qui pensent que la beauté se trouve dans une couleur vive. Celles-ci se blanchissent alors afin d’avoir une peau éclatante, selon elles, celle recherchée par la plupart des hommes.

La dépigmentation c’est le faire de blanchir la peau avec des produits abrasifs. Si certaines femmes disent se « décaper » juste pour des raisons esthétiques, d’autres disent être obligées de le faire pour préserver leur couple. « À la base, je n’aime pas le décapage. Mais j’ai remarqué que mon mari a toujours les yeux rivés sur des femmes brunes. A un certain moment, j’ai constaté qu’il me trompait avec l’une d’elles. Pour préserver mon couple, j’ai été obligée de me décaper. Actuellement tout va bien entre nous », confie une dame, toute souriante.

Les parfumeries et espaces commerciaux sont saturés de laits corporels dits « éclaircissants ». « Ce sont des laits éclaircissants qui passent beaucoup chez moi »,affirme M. NANA, gérant d’une parfumerie à Bonamoussadi. L’on constate donc que la consommation est croissante. Cette pratique peut avoir des effets secondaires très dangereux : infection de la peau, acné sévère ou encore, des problèmes de cicatrisation. Elle peut même être un facteur de risque pour le diabète, l’hypertension artérielle et plusieurs autres pathologies à cause des médicaments utilisés pour la dépigmentation et qui sont détournés de leur usage médical. Et pourtant, le blanchiment de la peau est devenu un phénomène de société dans de nombreuses villes du Cameroun. 

À la recherche de la santé

Afin de combattre la croyance selon laquelle les peaux blanches seraient plus belles ou qu’elles seraient synonymes d’ascension sociale, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été mises en place pour freiner le phénomène. Mais dans un continent où le marché du cosmétique est très peu réglementé, toutes les compagnies peuvent distribuer leurs produits en vente libre. Résultat, si les consommateurs les plus fortunés peuvent s’acheter des produits testés par des laboratoires, les moins aisés se contentent d’utiliser des produits pas chers et souvent encore plus dangereux.

Quels que soient la qualité des produits vendus sur le marché, le blanchiment de la peau est un business très juteux pour les marques de cosmétiques. Et si l’OMS n’hésite pas à communiquer autour des dangers de la dépigmentation, elle n’a toujours pas reconnu cette pratique comme un véritable de santé publique. La beauté de la femme ne se trouvera aucunement sur son teint.

Nombreuses sont des femmes qui pensent que la beauté se trouve dans une couleur vive. Celles-ci se blanchissent alors afin d’avoir une peau éclatante, selon elles, celle recherchée par la plupart des hommes.

La dépigmentation c’est le faire de blanchir la peau avec des produits abrasifs. Si certaines femmes disent se « décaper » juste pour des raisons esthétiques, d’autres disent être obligées de le faire pour préserver leur couple. « À la base, je n’aime pas le décapage. Mais j’ai remarqué que mon mari a toujours les yeux rivés sur des femmes brunes. A un certain moment, j’ai constaté qu’il me trompait avec l’une d’elles. Pour préserver mon couple, j’ai été obligée de me décaper. Actuellement tout va bien entre nous », confie une dame, toute souriante.

Les parfumeries et espaces commerciaux sont saturés de laits corporels dits « éclaircissants ». « Ce sont des laits éclaircissants qui passent beaucoup chez moi »,affirme M. NANA, gérant d’une parfumerie à Bonamoussadi. L’on constate donc que la consommation est croissante. Cette pratique peut avoir des effets secondaires très dangereux : infection de la peau, acné sévère ou encore, des problèmes de cicatrisation. Elle peut même être un facteur de risque pour le diabète, l’hypertension artérielle et plusieurs autres pathologies à cause des médicaments utilisés pour la dépigmentation et qui sont détournés de leur usage médical. Et pourtant, le blanchiment de la peau est devenu un phénomène de société dans de nombreuses villes du Cameroun. 

À la recherche de la santé

Afin de combattre la croyance selon laquelle les peaux blanches seraient plus belles ou qu’elles seraient synonymes d’ascension sociale, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été mises en place pour freiner le phénomène. Mais dans un continent où le marché du cosmétique est très peu réglementé, toutes les compagnies peuvent distribuer leurs produits en vente libre. Résultat, si les consommateurs les plus fortunés peuvent s’acheter des produits testés par des laboratoires, les moins aisés se contentent d’utiliser des produits pas chers et souvent encore plus dangereux.

Quels que soient la qualité des produits vendus sur le marché, le blanchiment de la peau est un business très juteux pour les marques de cosmétiques. Et si l’OMS n’hésite pas à communiquer autour des dangers de la dépigmentation, elle n’a toujours pas reconnu cette pratique comme un véritable de santé publique. La beauté de la femme ne se trouvera aucunement sur son teint.

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