CAMEROUN : LANCEMENT DU MOIS DE L’AMNISTIE AFRICAINE (SEPTAMM2020).

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Le ministre des relations extérieures, son excellence Lejeune Mbella Mbella  a présidé la cérémonie officielle de lancement du Mois de l’amnistie Africaine (SEPTAMM2020) pour la remise et la collecte des armes illégalement détenues. C’était le lundi 19 Octobre 2020 à l’hôtel Hilton de Yaoundé.


C’était en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, de la société civile œuvrant dans le domaine, mais aussi du secrétaire exécutif du RECSA le Général Badrelin Elamin ABDELGADIR MOHAMED et du directeur adjoint chargé des armes conventionnelles Dr Ivo Richard FUNG, venus pour la circonstance.

Le 29ème sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’était tenu à Addis-Abeba en Éthiopie, du 3 au 4 juillet 2017, avait déclaré le mois de septembre de chaque année, jusqu’en 2020,  « Mois d’Amnistie en Afrique pour la remise et la collecte des armes légères et de petit calibre (ALPC) illicites ». Il convient également de rappeler que le 33ème sommet de l’UA, qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 9 au 10 février 2020, avait adopté le thème de l’année 2020, à savoir «Faire taire les armes: créer des conditions propices au développement de l’Afrique ». L’année 2020 visait donc à mettre davantage l’accent sur les efforts déployés aux niveaux national, régional et continental pour « Faire taire les armes », et aussi à marquer le point culminant du Mois d’Amnistie en Afrique.

Le fléau des armes illégales,  leur prolifération et leur utilisation illicites dans diverses parties de l’Afrique, causent plusieurs morts, des souffrances immenses, le déplacement de population, la détérioration des moyens de subsistance, la destruction des infrastructures et la perturbation des activités économiques, qui tous s’associent pour compromettre les efforts visant à réaliser l’objectif exclusif de créer une Afrique exempte de conflits, intégrée et prospère, telle qu’envisagée dans l’Agenda 2063.

Cependant, l’année 2020 a été jusqu’à présent une année de défis et d’opportunités sans précédent pour l’Afrique dans la marche en avant du continent vers une paix et un développement durable comme envisagé dans le Plan directeur de l’Union Africaine sur les mesures concrètes à prendre pour faire taire les armes en Afrique d’ici à 2020. La pandémie du coronavirus a frustré les efforts des États membres de l’UA vers un plus grand progrès économique et social. Elle a également compromis et ralenti les efforts pour accélérer les initiatives de paix sur le continent, de la Libye au Mali, dans le Bassin du lac Tchad et dans les régions du Sahel où l’extrémisme violent et le terrorisme se poursuivent sans relâche. L’accès aux zones de conflit et de crise dont les acteurs humanitaires ont grandement besoin a été gravement affecté.

Réactions

Dr Ivo Richard FUNG, 
Directeur Adjoint chargé des Armes Conventionnelles UNODA-New York

« Nous devons beaucoup sensibiliser parce que les groupes armés dépendent des populations pour leur recrutement. Et si nous sensibilisons les jeunes en particulier sur les dangers qu’il y a mieux à faire, nous allons parvenir à réduire le phénomène du terrorisme. Il faudrait que les terroristes n’aient pas accès aux armes de petit calibre et les Nations Unies ont mis en place un arsenal de résolutions qui permettent à ce que les gouvernements mettent en application les dispositions qui pourraient contribuer à résoudre ce problème de circulation d’armes de petit calibre. Il est question de créer des occasions de dialogue au lieu des conflits, de combattre la criminalité et encourager ceux qui détiennent ses armes de manière illégale à les remettre aux autorités afin qu’elles soient détruites par la suite, voilà tout le sens de ce projet ».

Son excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures

« Notre pays a été choisi parmi ceux où le projet sera lancé, le ministère de la Défense dans ses différents démembrements, la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN) et le Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (CNDDR) auront un rôle de premier plan à jouer dans cette stratégie pour la mise en œuvre de cet important projet initié par l’Union Africaine et les Nations Unies sur ce problème de circulation d’armes de petit calibre. Nous connaissons tous la situation dans l’Extrême-Nord et dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest de notre pays et c’est depuis  2013 que le gouvernement ne cesse de faire des efforts dans ce sens».

Clément NOUMSI

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