CAMEROUN : LE PRÉSIDENT DU SÉNAT EST- IL BOUDÉ À L’OUEST PAR SES CAMARADES DU PARTI ?

LE BOYCOT DU MEETING RÉGIONAL ORGANISÉ LE SAMEDI 12 MAI 2018 À LA MAISON DU PARTI DE BAFOUSSAM SERAIT L’UN DES INDICATEURS. ENTRE CLANISME, POSITIONNEMENT ET MÉSENTENTE, LES SÉNATORIALES 2018 AURONT CONTRIBUÉ À ALIMENTER LE CLIVAGE QUI SÉVIT DANS LA RÉGION DE JEAN NKUETE.

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LE BOYCOT DU MEETING RÉGIONAL ORGANISÉ LE SAMEDI 12 MAI 2018 À LA MAISON DU PARTI DE BAFOUSSAM SERAIT L’UN DES INDICATEURS. ENTRE CLANISME, POSITIONNEMENT ET MÉSENTENTE, LES SÉNATORIALES 2018 AURONT CONTRIBUÉ À ALIMENTER LE CLIVAGE QUI SÉVIT DANS LA RÉGION DE JEAN NKUETE.

Prévu pour 14 heures, le meeting du RDPC en l’honneur de Marcel NYAT NJIFENDJI porté une fois de plus à la tête du Sénat aurait connu une boude sans pareille le samedi 12 mai dernier. C’est aux environs de 16 heures que ladite rencontre a commencé. Sur les 10 sénateurs du RDPC à l’Ouest, seulement 4 titulaires ont répondu  présents à savoir, le roi Bamessingué TEIGNIDETIO Joseph (Jean), le Professeur Anaclé FOMETE, le ROI DJOMO KAMGA Honoré et Aminatou NGANGOUBE. Les 6 autres étant représentés.

Si d’aucuns expliquent l’absence de plusieurs cadres du RDPC de l’Ouest à ce meeting régional par l’improvisation dans l’organisation (Seuls les présidents des Sections Mifi Centre ont pris la parole à savoir, les présidents de l’OJRDPC et RDPC pour un meeting qui était censé être régional ). D’autres ont clairement ruminé leurs mécontentements justifiés par le fait que des militants moins dynamiques ont été parachutés dans la liste des sénatoriales de l’Ouest au détriment des militants qui font un travail de fourmi au quotidien.

Selon une source proche du parti, l’amateurisme et la bureaucratie des chargés de mission qui ne sont pas en symbiose avec la base est à l’origine du clivage qui sévit au sein du RDPC à l’Ouest à propos de la contestation des candidats investis par le parti.

LES SÉNATEURS DE L’OUEST LÉSÉS

À l’issu de l’élection des membres du bureau, aucun sénateur de la région de Jean NKUETE n’a été porté à un poste stratégique. Si la faute ne s’impute pas à Marcel NYAT NJIFENDJI, il lui est reproché en coulisse d’être à l’écart dans le parti à l’Ouest et dans son NDÉ natal, ce qui lui aurait valu ce boycott. Les militants ne l’accepteraient donc pas comme président du sénat. Un reproche très grave pour le RDPC selon certains observateurs de la scène politique qui craignent que cela n’amplifie la mésentente entre les différentes factions pendant les prochaines échéances électorales. Pour le moment, le département du Koung-khi reste l’un des rares enfants obéissants du parti du flambeau ardent à l’Ouest.

UN NOUVEAU DRAPEAU DU CAMEROUN PRÉSENTÉ PAR LE RDPC À L’OUEST

Devant les autorités administratives, policières et judiciaires du pays de Paul BIYA, l’un des emblèmes nationaux a été saboté. Selon la description officielle du drapeau du Cameroun adopté le 21 mai 1975 à l’issue de l’État unitaire, il est constitué de trois couleurs qui sont : le vert qui représente la forêt équatoriale du sud du Cameroun, la bande rouge du milieu symbolise le sang du peuple versé pendant la guerre de la décolonisation (guerre de maquis), le jaune représente le soleil et la savane présents dans le Nord du pays. L’étoile en or représente l’unification en un État indivisible et unique. Avant cette date, des drapeaux nationaux (2 au total) se sont succédés de 1957 à 1961 (pareil de 1960- 1961 malgré le changement de l’appellation), République Fédérale du Cameroun de 1961 en 1972 et République Unie du Cameroun de 1972 à 1975. Même les drapeaux coloniaux n’ont pas connu la couleur vert citron. La question reste donc celle de savoir est-ce donc un projet des militants ou une naïveté manifeste des organisateurs entérinée par le gratin politique et administratif présent à cette cérémonie?

Flore KAMGA KENGNE

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