CAMEROUN : MEURTRE DE NGARBU: LE GOUVERNEMENT SORT DE SA RÉSERVE !

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QUATRE JOURS APRÈS LE MALHEUREUX DRAME AYANT COÛTÉ LA VIE À PLUSIEURS CAMEROUNAIS, LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION RENÉ EMMANUEL SADI DÉNONCE DIT-IL, LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES CONTRE LES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ.

<< Les Forces Nationales de Défense et de Sécurité viennent une fois de plus de faire l’objet d’affabulations et d’allégations mensongères, dans la lutte qu’elles mènent pour un retour à la vie normale dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de notre pays.>>

C’est en ces termes que René Emmanuel SADI dédouane les forces nationales de défense en ce qui concerne le drame survenu dans le village Ngarbuh, Arrondissement de Ndu, Département du Donga-Mantung, dans la Région du Nord-Ouest.

Pour le MINCOM: << plusieurs activistes politiques, détracteurs invétérés, se présentant sous des  étiquettes de « spécialistes des droits de l’Homme », de « leaders ou de porte-parole de partis politiques », ont immédiatement investi des médias nationaux et internationaux, pour imputer la responsabilité des conséquences de cet incident aux Forces Nationales de Défense et de Sécurité, par des déclarations intempestives et infondées.>>

ENQUÊTE ET POLÉMIQUE AUTOUR DU NOMBRE DE DÉCÈS

Dans sa communication, René Emmanuel SADI précise également que : << le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, dans un communiqué de presse en date du 17 février 2020, a formellement démenti ces allégations outrancières et mensongères et restitué les faits, tels qu’ils ressortent d’un recoupement entrepris  avec promptitude et diligence par les services spécialisés. >> On se souvient que lundi dernier, deux communiqués du ministère de la défense donnaient des chiffres différents. L’un publié en matinée parlait de 5 morts et un autre en mi-journée spéculait sur le nombre, qui selon le communiqué restait inconnu. Avant cela, les Camerounais via les réseaux sociaux ont lu ou entendu parler d’une trentaine de morts et pire d’un massacre. Des chiffres démentis par le MINCOM: <<Il n’y a pas eu vingt-deux villageois, dont quatorze enfants, tués par les Forces  Camerounaises de Défense et de Sécurité à Ngarbuh. Car, il s’agit des vies humaines, celles des compatriotes en proie aux menaces quotidiennes de bandes armées sans foi ni loi, et que nos Forces de Défense présentes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ont pour mission essentielle de sécuriser et de protéger. Le Gouvernement, par ma voix, et à la suite de ce démenti, entend apporter les précisions suivantes relatives à cette situation.>>

René Emmanuel SADI poursuit: << Depuis de longs mois en effet, les Forces Nationales de Défense et de Sécurité ont réussi à prendre le contrôle et à sécuriser le nœud routier de Ntumbaw, voie de passage de tous les trafics illicites qui inondent le Département du Bui, dans la Région du Nord-Ouest, notamment les villes d’arrondissement que sont, Elak, Oku, Jakiri, Kumbo, Mbiame, Nkum et Nkor. C’est ainsi que les bandes armées qui sévissaient dans cette zone, semant la terreur et la désolation auprès des populations, ont trouvé refuge dans un hameau périphérique dénommé Ngarbuh, pour y installer leur base arrière, et réorganiser le racket des usagers, tout en perpétrant des exactions innommables sur l’axe menant à Ntumbaw. Alertées par les populations, les Forces de Défense et de Sécurité se sont alors déployées à Ngarbuh, en opération de reconnaissance, le samedi, 15 février 2020. Dans le vif de l’action, et non loin du repère choisi par les rebelles sécessionnistes comme espace logistique de stockage des marchandises illicites, d’armements et de munitions de divers calibres, ainsi que des produits frelatés de contre  bande, des stupéfiants et des amulettes, les éléments de nos Forces de Défense ont été violemment pris à partie par un groupe d’individus lourdement armés.Faisant face avec vigueur et professionnalisme, les forces légales composées de six éléments d’élite, ont su riposter énergiquement, en neutralisant sept assaillants et mettant en déroute d’autres individus du groupe des sécessionnistes armés. Au cours des accrochages qui ont eu lieu, un incendie s’est déclaré dans un refuge fortifié qui contenait des explosifs et des produits inflammables stockés par les rebelles armés. Il s’en est suivi des explosions, puis des langues de feu qui se sont propagées jusqu’aux habitations voisines.>> Les causes ainsi définies, le MINCOM entérine la version de 5 morts: << Comme cela a été indiqué dans le communiqué du Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, le bilan de cet incident après recoupement fait état de cinq morts, une femme et quatre enfants.>>

A noter selon les dires du MINCOM, René Emmanuel SADI qu’:<< une enquête a immédiatement été ouverte, en vue des clarifications approfondies de tous les aspects liés à cet incident.>> En attendant les conclusions de ladite enquête, le MINCOM rassure d’avance de ce que: << En aucun cas, nos Forces de Défense et de Sécurité n’ont entrepris délibérément de perpétrer des exactions de quelque nature que ce soit, contre des populations civiles au service desquelles elles sont commises.le Gouvernement s’inscrit donc en faux contre les accusations fantaisistes et gratuites, portées par des activistes politiques, par les commanditaires des bandes armées sécessionnistes, par des Organisations Non Gouvernementales ainsi que par certains médias nationaux et internationaux, contre nos Forces de Défense et de Sécurité.>>

Flore KAMGA KENGNE

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