Cameroun : vers une implication des particuliers au financement de l’économie nationale

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La direction générale du Trésor, de la Coopération financière et monétaire du ministère des Finances a entrepris une campagne de vulgarisation de ce mécanisme de financement afin de redynamiser le marché secondaire des titres publics, le segment auquel les ménages peuvent participer. C’était le 9 février 2021 à Douala.

Le quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque ce 15 février 2021 rapporte que: «le montant des épargnes logé dans les banques au Cameroun est estimé à plus de 4000 milliards de FCFA, dont environ 30% appartenant aux ménages. Seulement, très peu de cet argent est utilisé pour le financement de l’économie afin par exemple d’aider à la réalisation des projets d’infrastructures».

Toujours d’après ce journal, «l’absence d’information sur ce mécanisme mais également le manque de culture financière sont la cause de cette faible participation des particuliers au marché des titres publics émis par les Etats».

Ainsi, la direction générale du Trésor, de la Coopération financière et monétaire du ministère des Finances a entrepris une campagne de vulgarisation de ce mécanisme de financement afin de redynamiser le marché secondaire des titres publics, le segment auquel les ménages peuvent participer. C’était le 9 février 2021 à Douala.

L’objectif était «d’échanger sur les enjeux du développement et de la dynamisation du marché secondaire des titres publics au Cameroun. Ce compartiment étant celui ouvert aux personnes physiques», peut-on lire.

Comme avantages pour les particuliers à investir sur le marché financier, «on peut, sans être exhaustif, citer en fonction des titres, le paiement à l’avance des intérêts aux souscripteurs, le paiement des intérêts annuels à chaque date anniversaire de la valeur de l’émission, l’exonération de tout impôt de ces intérêts. Lesquels intérêts variant entre 3,5 et 7% en fonction des titres et de leurs maturités. Ils sont d’ailleurs plus élevés que ceux pratiqués sur les comptes d’épargne classique. Et selon les responsables du ministère des Finances, il n’y a aucun risque à investir sur les titres publics», lit-on.

Notre confrère précise qu’au terme de ces échanges, il ressort que: «pour véritablement dynamiser le marché secondaire, il est important de promouvoir la culture des marchés financiers auprès des populations. Les banques, spécialistes en valeur du Trésor, doivent également être promptes à informer leurs clients sur ces possibilités et les aider à créer et gérer les comptes titres, tout en évitant de faire l’appel public à l’épargne, pour ne pas tomber sous le coup de la réglementation».

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