Culture : le peuple BANDEM réaffirme son identité culturelle

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Danses traditionnelles autour d’un feu de bois, rite culinaire ancestral et contes en NDEMLI. Le peuple BANDEM du territoire national et de la diaspora a célébré sa tradition et ses origines culturelles. C’était au cours d’un retour aux sources qui s’est déroulé pendant deux jours. Samedi 25 juillet, les ressortissants BANDEM encore appelés enfants NDEM se sont réunis autour d’une flambée au Camp-Yabassi à Douala, leur quartier de référence.


Ils se sont ensuite retrouvés dimanche 26 juillet au restaurant la Chaumière à Bonapriso. Pour ce dernier jour de manifestation, il a juste été question de mettre sur pied une association qui contribuera à implanter les projets de développement prévus dans leurs arrondissements d’origine. Plusieurs autorités administratives et traditionnelles ont pris part à ces cérémonies et ont réaffirmé leur appartenance à ce peuple de l’eau.

« Nous sommes vos enfants Bandem et pas que des Sawa », tel est le message qu’ont transmis les Ndemli à leurs ancêtres en exécutant des pas de danse autour d’un feu de bois ardent. Le petit terrain du Camp-Yabassi a vibré au rythme du BOUBLA, du KAMBA et du BOLOBO. Des danses Bandem, principalement exécutées en remuant les épaules avec des jeux de jambes. Vêtus de leur tenues coutumières ( kaba pour les femmes et sandja pour les hommes), les fils et filles du terroir ont invoqués la bénédiction de leurs aïeux. Pour porter leur réclamation vers les cieux, leurs chefs traditionnels TITTI Pascal du Canton Bandem (rive droite à Yabassi), sa majesté NOE ANDEM du canton Bandem (rive gauche), et sa majesté Jean de Dieu KOTTO DIBANGO, chef de 3e degré. Le clou du spectacle a été la dégustation du koki Bandem, aux épices propres à la communauté. Un met dégusté à même le sol et  à main nue. Des autorités traditionnelles aux festivaliers, tous dégustaient le fameux koki Bandem tout en jetant quelques morceaux de koki au sol pour leurs grands-parents présents en esprit. Une parfaite communion entre les héritiers NDEMLI et leurs précurseurs qui ont également  eu droit à des gorgées d’eau versées au sol, pour étancher leur soif de réincarnation.

L’association PEUPLE BANDEM « BOMBI NDEM » est née.

Au lendemain de l’invocation des ancêtres, ces descendants du Nkam et du Moungo se sont constitués dimanche 26 juillet, en association légale pour la concrétisation future de leur élan de développement et de solidarité. A l’issue d’une assemblée générale constitutive, la communauté PEUPLE BANDEM traduit en BOMBI NDEM est née. Une centaine de délégués se sont réunis dimanche 26 juillet à Bonapriso, afin de penser les fondations de la renaissance du Peuple BANDEM. Les travaux de cette réunion ont porté sur l’adoption des statuts et règlement intérieur. Il a aussi été question de l’élection du tout premier bureau de ladite association. L’objectif est de mettre sur pied une organisation structurée, à travers laquelle les Enfants Bandem du Cameroun et de la diaspora, ensemble avec leurs autorités traditionnelles et patriarches, réaliseront les objectifs de développement socioculturel du Peuple BANDEM, avec en prime le retour aux sources.  Le bureau exécutif élu est chargé d’élaborer les projets de développement à caractère social, culturel, sportif, infrastructurel, académique, et de toute autre nature, qu’il entend réaliser au cours de sa mandature.

L’artiste LONGUE LONGUE « Je suis BANDEM 100 % ! Faites comme moi, assumez vos origines. » 

Un moment solennel de rassemblement des élites Bandem et des autorités administratives originaires des cantons NDEM. À l’instar du Dr EDIMO François, Délégué Régional des Arts et de la Culture du Littoral, LENGUE MALAPA Jean Jacques et KINGUE Paul Eric, respectivement maires des communes d’arrondissements de Douala 1er et Njombé-Penja. Également présent l’hôte du jour, Cyrille SAM MBAKA, Premier vice-président de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC).

Leurs majestés Pascal TITTI, Noé ANDEM et DIBANGO KOTTO, respectivement chefs traditionnels de 2ème degré des cantons BaNdem rive droite à Yabassi, BaNdem rive gauche à Nkondjock, et chef de troisième degré du quartier Camp Yabassi à Douala, ont contribué à conserver le caractère traditionnel et spirituel des travaux.

L’artiste musicien LONGUE LONGUE est un digne fils Nkamois. « Vraiment, je suis content. Il nous fallait cette association pour rassembler tous les fils Bandem. Il n’est jamais trop tard. Tout se passera bien. Les Bandem sont décidés cette fois-ci à se mettre ensemble pour le développement de leurs villages. Jetez vos complexes. Je suis Bandem 100%, faites comme moi, assumez vos origines. Je suis Lonkana Simon, Bandem de BOLAM. Les Bandem, sont des Hommes valables. » L’auteur de AYO AFRICA brandit haut le drapeau Bandem.

« Ce bureau a sa place parmi nous. Faites nous confiance et vous verrez ce que nous pourrons faire pour notre communauté. » Un engagement pris par le président élu Pierre Angelo NJEM.

«  La communauté que nous célébrons ce soir appartient à un département dont je suis ressortissant. Je suis du Nkam. Paradoxalement, ce département est un vivier important agro pastoral et même halieutique. Ce grand bassin d’une certaine intelligence du littoral et du Cameroun tout entier, semble avoir été oublié par ses propres enfants. »

Les Bandem (ou Ba-Ndêm) sont une population du Cameroun vivant dans la Région du Littoral, précisément dans les départements du Nkam et du Moungo. On retrouve les Ndemli dans les arrondissements de Yabassi, Nkondjock, Yingui et Penja. Ils parlent le bandem (ou ndemli), une langue bantoue. Ce peuple est répandu dans 21 villages dont BY, Bekong, Boumkwa, Ndokbekot, Ndokati, Binjen 1, Binjen 2, Ndoktchanga, Timté, Bolam, Bewang, Bonamangolo, Heloun, Toumbassala, Abinyami, Ndokitti, Nkake, Ndoktiba, Ndokban, Makatan et Ndem.

2 Commentaires

  1. Je suis Bandem et fier de l’être et de lire le rendu de cette importante mobilisation. Le meilleur reste à venir.

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