Réunies du 26 au 28 décembre 2025 à Song Yamb Ikoa Djom, les assises historiques du clan Log Dissam – ADNA Ndog Nlet ont marqué un tournant décisif dans la gouvernance de cette communauté emblématique de l’arrondissement de Makak. Entre le bilan élogieux de la présidence d’Enock Jonathan Bikoe, placé sous le sceau de la réappropriation foncière, et l’élection par acclamation de Nicolas Nyobe Bell, ce congrès a su conjuguer avec une rare solennité le respect des racines ancestrales et l’impératif de modernité.Sous le regard ému des gardiens du patrimoine et une liesse populaire renouvelée, le clan s’est doté d’une feuille de route ambitieuse pour 2026, érigeant la solidarité agissante et l’entrepreneuriat comme les nouveaux piliers de son rayonnement national.

Au cœur de l’arrondissement de Makak, là où le silence des terres ancestrales dialogue avec l’ambition des hommes, le village de Song Yamb Ikoa Djom est devenu, du 26 au 28 décembre 2025, le centre de gravité d’une identité retrouvée. Le Congrès Général Log Dissam – ADNA Ndog Nlet s’y est tenu, non comme une simple formalité associative, mais comme un véritable « rite de passage » institutionnel.
L’Aube d’un Renouveau : Le Bilan comme
Héritage sous la lumière crue et bienveillante du Nyong-et-Kéllé, l’ouverture des travaux a immédiatement révélé l’ampleur des enjeux. Le président national sortant, Enock Jonathan Bikoe, n’est pas venu présenter un simple inventaire technique, mais le testament d’une coordination qui a su redonner au clan son lustre et sa cohésion.
Dans un discours empreint de solennité, celui qui a fait de la réappropriation foncière et symbolique son cheval de bataille a passé le témoin avec l’élégance des grands serviteurs. « Ma mission s’achève avec une profonde gratitude », a-t-il confié, soulignant que le choix de Song Yamb pour ces assises était un acte politique fort : celui de ramener la réflexion au plus près des racines.
Le Sacre de la Continuité : L’Onction de Nicolas Nyobe Bell
L’élection de Nicolas Nyobe Bell à la tête du nouveau Bureau National marque une transition dans la dignité, loin des soubresauts qui agitent parfois les structures communautaires. En recevant l’onction d’une assemblée exigeante, le nouveau président s’installe dans un fauteuil où l’attendent des défis structurels majeurs.
« Je mesure l’immensité de la tâche », a-t-il déclaré lors de son premier discours, inscrivant d’emblée son mandat sous le sceau du pragmatisme. Pour les observateurs, son élection n’est pas une rupture, mais une accélération : celle de l’action de terrain et de la concrétisation des résolutions actées lors de ces trois jours de débats intenses.
La Voix du Sang et de la Terre
Si les débats furent denses, l’émotion a atteint son paroxysme lors de la prise de parole de Rachelle Bell Bell. En mère du président sortant, mais surtout en gardienne de la mémoire, elle a su traduire par des mots simples la transcendance de l’événement. « Mon cœur est en paix de voir cette unité », a-t-elle murmuré, rappelant que derrière les acronymes et les budgets, c’est la survie et le rayonnement d’une lignée qui se jouent.
Cette dimension humaine a été relayée par la base militante. Le Colonel Nyobe a salué une « victoire pour la démocratie interne », tandis que Rachelle Nwaha se félicitait de l’émergence d’une résolution historique sur l’entrepreneuriat féminin, signe que Log Dissam sait conjuguer tradition et émancipation économique.
2026 : Le Cap de la Solidarité Agissante
Le Congrès de Song Yamb s’est achevé dans une liesse populaire qui n’était pas qu’une simple réjouissance de fin d’année, mais la célébration d’une communauté qui a su, en 72 heures, purger ses doutes pour ne garder que ses ambitions.
Avec une feuille de route axée sur la gestion du patrimoine et l’implication de la jeunesse, le clan Log Dissam quitte les terres de Makak avec une boussole neuve. En 2026, la solidarité ne sera plus un concept de congrès, mais, selon les vœux de Nicolas Nyobe Bell, une « action de terrain ».
GAËL TSALA NKOLO